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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” - 6 septembre 2019 – Caroline Fortin, présidente Imprimer cette page

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RÉSUMÉ

La loi 113 permet maintenant de donner l'identité des parents inscrits au dossier d'adoption et toute information leur permettant de prendre contact.

Cependant, des conseillers juridiques au ministère de la Santé et des Services sociaux, ont décidé de restreindre les informations s'ils ne sont pas en mesure de confirmer hors de tout doute que l'information donnée est exacte et irréfutable.

C'est complexe et ils doivent aller de vérifications en vérifications, trouver des documents signés par la mère, par le père. Cette restriction-là s'applique davantage aux pères parce que dans la majorité des cas, les dossiers où le nom du père apparaît, celui-ci n'a pas nécessairement consenti à l'adoption ou alors signé une reconnaissance de paternité ou signé tout papier officiel reconnu par le gouvernement alors que nous savons très bien que peu de pères ont signé de tels papiers.

Alors, il y a plusieurs dossiers où les gens n'auront pas de réponse, à ce niveau-là et c'est déplorable. Parfois, la mère a donné une information mensongère quant à l'identité du père. Il y a aussi parfois des erreurs dans certains dossiers sauf que cette information appartient à la personne adoptée détentrice de son dossier. Elle est majeure et en droit et en mesure de vérifier si ces informations-là sont véridiques.

Mme Fortin demande au gouvernement de donner ces informations comme prévu dans la loi et d'inclure possiblement une clause de non responsabilité, une décharge. Grosso modo, au Québec, contrairement à d'autres provinces, on a peur d'en dire trop! Que l'on donne donc enfin l'information et les gens s'« arrangeront» bien avec ces renseignements. Avec les tests d'ADN et toutes les possibilités de vérifier, les gens, pour la plupart, sont assez évolués et connaissent l'importance de l'identité donc, ils vont confirmer, bien sûr. Si toutefois ce n'est pas la bonne personne, au dossier, c'est bouleversant mais les gens ne seront plus en attente d'une réponse qui tarde à arriver... Il y a des situations déchirantes mais, pour la personne adoptée, ne pas savoir du tout est encore plus bouleversant. Les parents sont encore et toujours protégés.

Dans son papier paru dans La Presse, Mme Fortin disait que 13 000 dossiers étaient réglés ce qui ne constitue que 30% de l'ensemble des dossiers réglés depuis 2018. C'est tout à fait insuffisant! Après quinze mois, nous aurions dû avoir les 100% du règlement des dossiers. Des gens ont fait leur demande en 2018 et le délai fut et est encore si long qu'ils sont décédés entretemps sans avoir eu les informations demandées, ce qui est inadmissible!

Avec la lenteur excessive à laquelle les gens son soumis, le temps d'attente interminable que l'on connaît pour recevoir des réponses, on constate aisément que l'implantation de l'Équipe centralisée (Centrale) à Longueuil n'était pas l'idée du siècle! L'inefficacité est au rendez-vous! Jouer au ping pong avec les dossiers de la Centrale jusqu'aux Centres jeunesse est une perte de temps, un risque d'erreurs, une perte possible de dossiers, d'informations et l'interprétation est laissée à tout un chacun. Nous ne pouvons pas endosser cette façon de faire. Dans les Centres jeunesse, nous avions déjà le personnel compétent, connaissant les dossiers de leur clientèle. Il aurait suffi d'ajouter les mêmes intervenants engagés pour Longueuil et les répartir dans différents CISSS et les résultats et l'attente auraient été beaucoup plus acceptables.

Les individus ayant fait leur demande en juin 2019, sans vouloir être alarmiste mais réaliste, tarderont à recevoir leur réponse car au lieu d'être en termes de mois, ce sera plutôt en termes d'années donc nous régressons au lieu de progresser. À la Centrale, on ne se soucie pas vraiment de savoir si la clientèle est satisfaite, non! On s'entête plutôt à dire que ça va bien alors que ce n'est pas du tout le cas.

Les gens se dirigent beaucoup vers l'ADN mais ce n'est pas accessible à tous pour diverses raisons: logistiques, monétaires ainsi que la peur et l'insécurité de partager un profil ADN avec de grandes compagnies de tests d'ADN.

Septembre est arrivé. Il avait été question de ne conserver que quatre pôles (4 Centres jeunesse). Les gens ne sauront plus où se diriger pour envoyer leurs demandes. Il est facile de prévoir la confusion totale engendrée encore par des changements radicaux malencontreux, attristants.

Le Mouvement Retrouvailles fait des représentations pour ses membres concernés. Ils devront se manifester, être là quand le Mouvement Retrouvailles aura besoin d'eux car il représente les gens et ceux-ci devront montrer qu'ils existent. Les personnes doivent « embarquer », s'impliquer car les décideurs ne les prennent pas au sérieux.

Nous devrons également revenir sur les oublié(e)s de la loi 113 donc, la fratrie alors que rien n'a encore bougé en ce sens. C'est de plus en plus important parce que les descendants des personnes adoptées décédées doivent avoir accès à l'information. Il y a donc beaucoup de travail à faire et non seulement sur les réseaux sociaux!

On se tourne d'emblée vers les tests d'ADN mais ils ne sont pas miraculeux. Ils offrent des concordances à plusieurs personnes et ce sont de belles opportunités.

On revient sur le veto qui peut être retiré à tout moment. Il y a un manque d'information flagrant. Des personnes de 75-80-85 ans ayant posé un veto, par le passé, ont peur et ne sont pas nécessairement au fait de la loi 113 , ne sont pas sur Internet ni sur Facebook. Dans les journaux, il n'en n'est pas question ou si peu, de façon ponctuelle. Il y a certaines entrevues à la radio mais encore faut-il que ce soit un poste écouté.

Mme Fortin se bat bec et ongles depuis plus de deux décennies pour notre cause. Elle n'abandonne pas la bataille mais elle a besoin de ses membres à ses côtés pour l'appuyer. Il ne faut pas se gêner pour communiquer avec notre député, nos ministres même si les attaché(e)s politiques ont un regard sur ce qui se passe. À la base, nous avons élu ces décideurs alors, ils doivent travailler pour nous. Il ne devrait pas y avoir de gêne à parler de nos insatisfactions, dans le respect. Plus il y aura de lettres d'information, de lettres personnelles, des courriels, des commentaires dans les journaux, des reportages, plus on sera à même de constater qu'il y a plusieurs correctifs à apporter et on pourra enfin réagir!

Dans un autre ordre d'idées, les activités d'automne pour les cafés-rencontres ont recommencé. Vous pourrez retrouver les informations pour les dates à l'adresse suivante: http://www.mouvement-retrouvailles.qc.ca/fr/cafe.asp

Également, le colloque annuel du Mouvement Retrouvailles se tiendra le 2 mai 2020. L'endroit est indéterminé pour l'instant mais, dès maintenant, vous pouvez bloquer cette date à votre agenda.

Merci à Mme St-Pierre et merci à Mme Fortin pour les informations et les réflexions sur la loi 113, entre autres.

Partagez la page de l'émission en grand nombre et n'oubliez pas: « Aidez-nous à vous aider. »

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour la pièce musicale « Si vous me demandez mon nom » interprétée par Lynda Lemay.

Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003

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Caroline Fortin, Présidente et coordonnatrice
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