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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” - 29 mars 2019 – Michel Hébert, adopté Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 29 mars 2019 – Michel Hébert, adopté

Cette semaine, Normay reçoit Michel Hébert, adopté, né à la Miséricorde de Montréal, le 24 février 1954. Il a été baptisé, Michael O'Kane, nom de son père naturel. Michel a pu retracer sa famille biologique maternelle, suite à la réception de l'identité de sa mère d'origine décédée et à des recherches personnelles. Aujourd'hui, il est à la recherche de la famille de son père, également décédé. Il porterait le nom de O'Kane et pourrait de Renfrew en Ontario. Si quelqu'un croit pouvoir aider Michel à finaliser la boucle, n'hésitez pas à nous contacter. Bonne écoute.

Pour écouter votre émission :

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RÉSUMÉ

D'entrée de jeu, Normay vous invite au prochain colloque du Mouvement Retrouvailles, le samedi 4 mai 2019, de 9h00 à 17h00, au Club de golf de Joliette, Banquets du Parcours. On y parlera de la Loi 113 et de la résilience. Toutes les informations se retrouvent sur la page Facebook du Mouvement Retrouvailles.

M. Michel Hébert est né à l'Hôpital de la Miséricorde de Montréal, le 24 février 1954. Il a été baptisé Michael O'Kane, du nom de son père d'origine.

Il a été adopté à l'âge de huit mois dans une bonne famille de Drummondville. Il a vécu une très belle enfance et il se trouve chanceux de n'avoir jamais ressenti de différences avec ses cousin(e)s, ses tantes, ses oncles à cause de son statut de personne adoptée. Il n'a jamais ressenti qu'il était adopté mais cependant, il a toujours souffert d'une forme d'insécurité à savoir la peur d'être incapable de satisfaire suffisamment ses parents adoptifs et qu'on puisse alors le retourner à la crèche. Il avait des parents très ouverts qui lui ont dit qu'il avait été adopté mais il était si jeune, qu'il ne se souvient même pas de cette annonce.

Deux ans après son arrivée dans sa famille, il a pris son téléphone-jouet et a "commandé" un petit frère. Après quatre visites avec son père, à Nicolet, c'est lui qui a choisi son frère Mario, avec lequel ils sont revenus, son père et lui. Il a été très gâté et quand Mario est arrivé, il était prêt à l'accueillir; il était le bienvenu. En signant les documents d'adoption, chose étrange, ses parents ont remarqué que les deux enfants étaient nés à la même date. Il a toujours pris soin de son petit frère maintenant plus grand que lui.

Il n'a pas eu vraiment de questions à poser sur ses origines. Sa mère lui a appris à lire longtemps avant qu'il aille à l'école, et sur les papiers d'adoption, remplis à la crèche, il était indiqué de père inconnu, Canado-Irlandais. On donnait une description sommaire de sa mère d'origine.

Quand il a communiqué avec le Centre intégré de Longueuil, il a discuté avec des intervenantes. Sur son extrait de naissance, il était indiqué Michael O'Kane, nom rare en 1954, alors qu'on attribuait plutôt des noms usuels.

À chaque 17 mars, sa mère adoptive lui souhaitait Joyeuse St-Patrick. Elle a toujours entretenu cette singularité-là et lui, il y a toujours cru.

Il n'a pas fait de démarches de recherche pour sa mère d'origine jusqu'au décès de sa mère adoptive, en 1993. Son père adoptif est décédé alors qu'Il avait douze ans. En 1994, il a entamé des recherches avec les Services Aux Origines (SAO) de Trois-Rivières. Ils ont retrouvé sa mère biologique et la première fois qu'ils ont communiqué avec elle, celle-ci a accepté de le rencontrer éventuellement. Elle voulait qu'ils commencent à se connaître au moyen de photos, de lettres. Elle lui a dit qu'il avait deux demi-soeurs soit une mariée avec des enfants et l'autre, célibataire. Il avait donc ces renseignements-là en sa possession mais, à la dernière minute, le médecin de sa mère, lui aurait dit que de vives émotions générées par des retrouvailles, pourraient lui provoquer de graves problèmes de santé car elle avait souffert d'anévrismes, de problèmes cardiaques; ce n'était pas de la frime car sa mère en est vraiment décédée.

Au final, ses recherches sont tombées dans l'oubli. Au moins, il n'a pas reçu un refus, pur et dur, comme on pourrait dire, de la part de sa mère car elle lui a fourni des informations importantes. Cependant, il l'a ressenti comme un rejet qui a fait plus mal que de savoir qu'il avait été adopté. Par la suite, il a tout abandonné jusqu'en 2007.

En 2007, il a fait une relance aux SAO mais sans savoir que lors d'un refus, le dossier était fermé définitivement. Le travailleur social lui a dit que son dossier était encore ouvert. Il a communiqué avec sa mère et a essuyé un deuxième refus. Tout est resté aux oubliettes jusqu'au moment où, même à Vancouver, il a entendu parler de la loi 113 et il s'est intéressé à faire des démarches, encore une fois.

Avec le soutien du groupe Adoption, Émotions, Retrouvailles (AÉR) et les Services sociaux, il a réussi à savoir qu'il était bel et bien un O'Kane, grâce à deux personnes de la Centrale de Longueuil qui lui ont recommandé de passer un test d'ADN, ce qu'il s'est empressé de faire. On lui a alors confirmé que son nom était bien O'Kane et que tout le côté paternel était bien irlandais.

En octobre dernier, avec la loi 113, on a pu lui annoncer le nom de sa mère et la date de son décès. Avec sa conjointe, Colombo par excellence, ils ont regardé les avis de décès, dans la région d'Ottawa. Ils ont pu trouver assez rapidement ce qu'ils voulaient, d'autant plus qu'ils avaient l'indice des deux demi-soeurs. Leurs noms apparaissaient sur l'avis de décès de leur mère. En se rendant sur Facebook, les deux soeurs ont été retrouvées et il est ensuite entré en contact avec elles.

Il se sentait comme un intrus malgré le fait qu'elles soient ses soeurs. Elles n'étaient pas au courant de son existence. Par ailleurs, personne n'a jamais rien su. Une soeur de sa mère, toujours vivante, qui avait douze ans lorsque sa grande soeur de 24 ans était enceinte, a pensé comme les autres de la famille qu'elle était partie se faire soigner à Toronto pour des fièvres rhumatismales. Ces fièvres cachaient au fond sa grossesse et son départ vers Montréal.

En faisant écrire Michael O'Kane, dans les documents, sa mère de naissance lui a fourni tout un indice avec un nom si peu usuel! Celle-ci n'a jamais révélé son secret à quiconque et pourtant, ce qui est paradoxal, elle lui a donné le nom de son père.

Pour ses soeurs, apprendre pareille nouvelle était très déstabilisant, bouleversant! Les recherchant(e)s ont toujours une bonne longueur d'avance sur les recherché(e)s qui tombent des nues et c'est bien compréhensible! Comme M. Hébert avait placé une grande confiance dans les deux personnes du Centre intégré de Longueuil qui s'étaient occupées de son dossier, il les a mises en contact avec ses soeurs. Elles ont confirmé la véracité de ses dires. L'aînée de ses soeurs demeure à Ottawa et sa mère, deux semaines avant son décès, devait aller habiter avec elle car elles étaient très proches. C'est elle qui fut le plus blessée que sa mère ne lui ait pas divulgué la naissance de son frère. Quant à la plus jeune, sans doute moins touchée par son arrivée dans sa vie, a bien pris la chose. Il lui a demandé si elle était disposée à passer un test d'ADN et elle a accepté. Il lui a offert un test d'ADN et l'interprétation des résultats de fratrie étaient probants. Ça confirmé beaucoup de choses!

Tout doucement, ses soeurs et lui se sont rapprochés et sa plus jeune soeur, tout comme lui, vit sur l'île de Vancouver, étrangement. Ils ont eu quelques rencontres, clavardent ensemble et avec leur soeur la plus âgée. C'est un processus qui ne se fait pas du jour au lendemain car il y a des familles impliquées. Il est des plus respectueux mais il faut souvent marcher sur des oeufs et prendre le temps de s'apprivoiser.

Après qu'il ait pu retrouver ses soeurs, il s'est intéressé à vouloir faire des connexions du côté paternel, O'Kane. Dans ce dossier, c'est beaucoup plus complexe! Il fait donc un appel à tous pour recevoir de l'aide parce que son père serait natif de la ville de Renfrew, en Ontario, quand même assez près d'Ottawa. La famille O'Kane serait supposément composé de quatre enfants. Il a su par un cousin que leurs oncles étaient tous décédés sauf un qui lui, souffre d'Alzheimer, ce qui n'avance en rien la quête de ses origines paternelles. Il ne sait même pas si son père d'origine a su qu'il était père d'un fils en 1954. Au moment de sa naissance, sa mère demeurait à Ottawa mais elle a accouché à Montréal et y aurait possiblement poursuivi ses études.

Il sait que son père est décédé mais il trouverait intéressant de retrouver des frères, des soeurs, des cousin(e)s d'autant plus qu'il vient au Québec, à tous les deux ans, pour visiter ses enfants et sa famille. Il aimerait se rendre aussi en Ontario pour rencontrer son autre famille.

Merci à Mme St-Pierre et merci à M. Hébert à qui l'on souhaite bon succès dans ses démarches. Partagez la page de l'émission en grand nombre et n'oubliez pas: « Aidez-nous à vous aider. »

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Toi, l'ami » interprétée par Sylvain Lelièvre.

Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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