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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” - 22 mars 2019 – Robin Frigon, adopté Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 22 mars 2019 – Robin Frigon, adopté

Après de nombreuses recherches, Robin Frigon, adopté, raconte le tout à Normay. D’emblée, il savait qu’il avait plusieurs frères et sœurs confiés à l’adoption. Il part à leur recherche et réussit à trouver un frère et une sœur via le Centre jeunesse. Ses parents étant décédés, il a pu obtenir l’identité de ceux-ci et, de fil en aiguille, il a pu retracer cinq autres frères et sœurs qui étaient restés avec leurs parents. Un seul manquait à l’appel, jusqu’à tout récemment. Une très belle histoire.

Pour écouter votre émission :

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RÉSUMÉ

Pour écouter l'émission, cliquez sur le lien ci-dessous:
https://soundcloud.com/…/loin-des-yeux-pres-du-coeur-emissi…

M. Frigon a débuté ses recherches en 1993. Il a appris que ses deux parents d'origine étaient décédés. À ce moment, il a su qu'il y avait eu six enfants conçus hors des liens du mariage, des frères et des soeurs confiés en adoption, et tous de la même mère et du même père que lui.

Il a toujours su qu'il avait été adopté en 1957 mais il n'avait pas entrepris de démarches pour retrouver ses parents d'origine parce qu'il se sentait très bien et heureux au sein de sa famille d'adoption.

Cependant, en 1994, il a décidé de faire une demande de fratrie. Il est parti à la recherche de ses soeurs et de ses frères au CIUSSS (Centre jeunesse). Il a été bien étonné de savoir qu'un frère et une soeur le recherchaient déjà. Eux se connaissaient depuis 1984 mais aucun d'eux ne connaissait l'identité de leurs parents d'origine. C'était un bon feeling que celui de savoir que d'autres membres de sa famille tentaient de le retracer. Ils étaient donc trois de retrouvés. Ils ont mis leurs dossiers en commun et se sont aperçus qu'il y avait le deuxième de la famille qui avait été gardé par ses grands-parents avant de retourner vivre avec ses parents, à l'âge de six ans. Le total était donc maintenant à quatre. Il n'y en aurait plus qu'un seul autre à rechercher.

En 2000, il a fait une autre demande au Centre jeunesse de Chicoutimi-Saguenay-Lac St-Jean s'informant s'il y avait eu des développements pour le frère encore manquant. Le Centre jeunesse lui a envoyé des détails sur celui-ci. On lui donnait son nom avant l'adoption, à la crèche, Joseph Pierre Tremblay, sa date de naissance, son poids, l'âge de ses parents à son adoption, l'emploi de son père, mécanicien etc. Il avait donc plusieurs renseignements en sa possession.

Il a fait publier son avis de recherche dans le journal local Progrès-Dimanche, mais en vain. Par la suite, il y a eu plusieurs années où rien n'avançait.

En octobre 2006, il a participé à l'émission "Les Retrouvailles de Claire Lamarche" avec son frère Christian et ses enfants mais sans succès.

En juin 2018, avec l'adoption de la loi 113, un nouvel espoir est né. Dès l'entrée en vigueur de cette loi, il a appelé au Mouvement Retrouvailles pour connaître les procédures pour faire une recherche d'identité de ses parents. On lui a expliqué de remplir un formulaire avec toutes les informations qu'il avait, ce qu'il a fait.

Le 5 novembre 2018, il a reçu un appel lui donnant le nom de son père soit Bernard Riverin et celui de sa mère Judith Boudreault, tous deux originaires du Saguenay. Les émotions étaient très fortes, à l'annonce de leurs noms. Christian, Suzanne et lui ont été placés dans de très bonnes famille d'adoption. Ils ont été choyés mais ils recherchaient quand même leurs origines, comme pour la plupart des personnes adoptées, et ce, tout au long de leurs vies.

En ayant le nom de ses parents d'origine, avec les réseaux sociaux, on peut retrouver rapidement. Il a "googlé" les mots "feue Judith Boudreault" qui l'a mené à une bonne piste. Il a retrouvé ses parents biologiques et leurs pierres tombales, tout correspondait aux informations qu'il avait. De voir leurs tombes, ça frappe! Mais, en même temps, il avait encore l'espoir de retrouver de la famille par l'avis de décès qu'il avait trouvé. Il avait des oncles et des tantes. Il a rejoint un vieil oncle, Rémi Riverin, par téléphone. Il lui a posé des questions et, celui-ci, devant cet étranger, lui a fermé la ligne au nez croyant à une arnaque d'autant plus que ses enfants lui avaient dit de faire attention à ses appels téléphoniques.

Il a donc rejoint un autre oncle, Henri-Paul Boudreault, retrouvé grâce à Canada 411. Il lui a raconté son histoire et son oncle de répondre: "Tout se tient. Si tu es vraiment le fils de Judith et de Bernard, tu as cinq frères et soeurs, à Montréal." Il lui donne leurs noms mais pas leurs numéros de téléphone. Sa soeur, son frère et lui sont sous le choc! Il lui a dit qu'il aurait un frère nommé Luc, qui aurait un dépanneur, sur la Rive Nord de Montréal. Il l'a retrouvé facilement. Il l'a rejoint et lui tout comme les quatre autres de la famille, n'étaient aucunement au courant de ces quatre adoptions avant leurs naissances. Ils étaient, à leur tour, tous sous le choc d'apprendre cette nouvelle car eux avaient grandi avec leurs parents.

Pour corroborer ses dires, il a appelé au Mouvement Retrouvailles en demandant une lettre officielle pour rassurer et valider toute son histoire compte tenu que ça paraissait tellement irréel, ce qui fut fait. Il a reçu une lettre lui confirmant le nom de ses parents de naissance et elle fut envoyée à son frère qui s'est senti rassuré.

La famille est un peu éparpillée. Suzanne, adoptée, née en janvier 1954, habite à Trois-Pistoles, Jude, né en décembre 1954, gardé par ses grands-parents jusqu'en 1960 et retourné vivre avec ses parents, par la suite, est décédé. Le troisième est le frère recherché né le 29 mars 1956 et adopté au Saguenay-Lac-St-Jean. Le quatrième enfant est Robin Frigon né et adopté en 1957. Le cinquième, Christian Tremblay, a été adopté en mai 1959 et habite au Lac-des-Aigles et le sixième est un enfant mort-né en 1959. Leurs parents se sont mariés en 1960 et de cette union sont nés cinq autres enfants, qu'ils ont gardés avec eux. Ils n'ont parlé à personne de leur vie d'avant leur mariage ainsi que de l'adoption de leurs enfants nés hors mariage.

M. Frigon a plusieurs cousin(e)s qu'il "rencontre" via Facebook. Ils sont à organiser une grande rencontre en mai, lors de la fin de semaine des Patriotes. La salle et les chambres d'hôtel sont en planification mais pour cette réunion, il en manquait toujours un à l'appel.

Mais avec sa persévérance, voulant retrouver le dernier, Robin en a parlé à son cousin Romain Riverin, qui lui a dit qu'il avait un ami journaliste, Roger Blackburn, au journal Le Quotidien. Il lui a dit qu'il lui ferait connaître cette histoire. Celui-ci était bien sûr intéressé et a dit que ça pourrait faire boule de neige. M. Blackburn a communiqué avec M. Frigon qui lui a raconté son histoire, qui l'a touché. Il lui a dit: "Si ça ne te dérange pas, je la publierai demain matin." M. Frigon était partant en se disant que ce serait peut-être une bonne façon de retrouver son frère. Quelques jours plus tard, il s'est manifesté. C'était tellement incroyable, Pierre, le dernier était enfin retrouvé!

Pierre lit la chronique de M. Blackburn à tous les matins, via Internet. Il a donc lu l'article titré "Né le 29 mars 1956" et il trouvait que ça ressemblait drôlement à sa description. Il lit tous les détails et communique avec Robin. Ils se sont parlés au téléphone et il lui a envoyé une photo qui lui ressemble sans bons sens!

Il rappelle son intervenante à Chicoutimi et lui raconte les nouveaux développements. Celle-ci lui dit d'envoyer le courriel de Pierre pour "débloquer" la fratrie. Il a eu la confirmation officielle, le 22 mars, que Pierre était bel et bien son frère, même mère, même père.

La famille est maintenant complétée grâce à la patience, à la persévérance et à l'espoir qui ont habité M.Frigon. Quand des portes se ferment à quelque part, souvent d'autres s'ouvrent ailleurs. Il faut être prêt à tout. Ils apprennent à se découvrir.

Leur histoire va donner et/ou redonner espoir à plusieurs personnes. En mai prochain, il y a déjà 125 personnes inscrites pour le grand rassemblement de la famille. Nous leur souhaitons une réunion bien agréable et ensuite plusieurs belles années de bonheur et de complicité!

Merci à Mme St-Pierre et merci à M. Frigon. Partagez la page de l'émission en grand nombre et n'oubliez pas: « Aidez-nous à vous aider. »

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Il était une fois des gens heureux » interprétée par Nicole Martin.

Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Invitation pour le prochain colloque du Mouvement Retrouvailles, le samedi 4 mai 2019, de 9h00 à 17h00, au Club de golf de Joliette, Banquets du Parcours. On y parlera de la Loi 113 et de la résilience. Toutes les informations se retrouvent sur la page Facebook du Mouvement Retrouvailles.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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