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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” - 1er mars 2019 – Suzanne Chénard, adoptée Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 1er mars 2019 – Suzanne Chénard, adoptée

Normay reçoit Suzanne Chénard, adoptée, née le 6 juin 1961 vers 11h00 AM, aux Escoumins et transférée à Baie-Comeau ou Haute-Rive par la suite. Elle a été adoptée à l’âge de 1 ½ mois. On l’avait prénommée Lucie. Si quelqu’un se reconnaît, n’hésitez pas à nous contacter.

Bonne écoute et bonne semaine.

Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à commenter et à partager!

RÉSUMÉ

Mme Chénard recherche sa mère d'origine. Elle a peu d'informations. Elle est née le 6 juin 1961 vers 11h00 a.m., aux Escoumins (su par le biais de sa carte de citoyenneté canadienne) et aurait été transférée ensuite à Baie-Comeau ou à Haute-Rive. Elle est fille unique et a été adoptée à l'âge de 1 mois et 1/2. On l'avait prénommée Lucie.

Elle a fait une demande au Centre des Services sociaux, à Baie-Comeau, alors qu'elle avait 18 ans. On lui aurait dit qu'il y avait eu un incendie et que ses papiers étaient brûlés. Il ne lui est donc resté qu'un seul document qui a été volé alors qu'elle déménageait à Montréal. C'est étrange qu'elle puisse avoir récupéré cette lettre, s'il y avait eu effectivement un feu.

Elle a manqué toute sa vie de ne pas connaître son identité, de se regarder dans le miroir et d'y voir une inconnue. À la naissance de sa fille, heureusement, celle-ci lui ressemblait. Ça l'a aidée de pouvoir se reconnaître enfin avec ses traits semblables. Les personnes adoptées sont à la recherche de gens qui leur ressemblent, toute leur vie durant.

À la réception de l'unique et fameuse lettre en question, ça peiné son père adoptif et sa 2e épouse, la première, sa mère, étant décédée quand elle avait quatre ans. Alors, elle a cessé ses recherches et n'a pas refait d'autres tentatives. Ce manque l'a suivie pendant toute sa vie. Elle trouve ça désolant de ne pas savoir ses origines, de ne pas connaître qui elle est. De plus, elle a besoin de connaître sa mère, de la rencontrer pas pour la juger mais pour apprendre son/leur histoire et pour lui pardonner, si elle en ressent le besoin, afin que, lorsqu'elle quittera la terre, elle puisse le faire la conscience en paix, en toute sérénité. Elle aimerait aussi connaître ses antécédents médicaux pour savoir ce qu'elle lègue du côté génétique à sa fille et à ses petits-enfants éventuels.

Son but ultime demeure celui de rencontrer sa mère. Elle ne veut pas bouleverser sa vie. Si elle l'a confiée en adoption, c'est qu'elle avait ses raisons qui lui appartiennent. Si sa mère n'accepte qu'une seule rencontre avec elle, ce sera d'accord et s'il y a d'autres personnes qui se rajoutent, s'il y a d'autres rencontres, ce serait la cerise sur le gâteau et c'est souhaitable! Sa mère aurait peut-être des soeurs ou des frères au courant de sa naissance.

Si on vit de la rancune, de l'amertume du fait d'avoir été « abandonnée », quand on devient mère, on comprend mieux toute la douleur que notre mère a dû endurer alors qu'elle a porté ce bébé en elle, lui a donné naissance et a dû s'en séparer, quelle douleur cruelle! Ça prend toute une autre signification, une lecture différente du geste posé dans le passé. Sa mère a dû la suivre, dans le temps, comme l'ont fait les autres mères et se poser tout plein de questions, tout comme elle, à son sujet.

La personne adoptée se sent « abandonnée » mais il faut se dire aussi que sa mère l'a été par son amoureux, le père de son enfant, par ses parents/sa famille et ressent de la culpabilité d'avoir dû « abandonner » son enfant dont elle ne pouvait pas prendre charge.

Elle a toujours vécu en elle un genre de tristesse qui se manifestait parce que sa vie, à partir de ses débuts, était inconnue et c'est la même chose chez la majorité des personnes adoptées. Il y a un peu de la tristesse de la mère qui se prolonge en son bébé qui grandira sans savoir ses origines, ses racines, ses appartenances, son histoire de vie. Cette tristesse ne disparaît jamais complètement mais elle est comprise. Le livre de sa vie débute seulement au chapitre 2...

Merci à Mme St-Pierre, merci à Mme Chénard et bon succès dans ses démarches! Partagez la page de l'émission en grand nombre et n'oubliez pas: « Aidez-nous à vous aider. »

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Nous n'aimerons jamais assez la vie » interprétée par Ginette Reno.

Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Invitation pour le prochain colloque du Mouvement Retrouvailles, le samedi 4 mai 2019, de 9h00 à 17h00, au Club de golf de Joliette, Banquets du Parcours. On y parlera de la Loi 113 et de la résilience.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003


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