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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 18 janvier 2019 – Judith Lapointe, adoptée Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 18 janvier 2019 – Judith Lapointe, adoptée

Cette semaine, Normay reçoit Judith Lapointe, adoptée, qui a retrouvé sa famille biologique grâce à son ADN. Elle nous explique les démarches effectuées pour rétablir ses liens biologiques. Bonne écoute.
Pour écouter votre émission :

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RÉSUMÉ

En 2017, Mme Lapointe a envoyé sa demande pour son sommaire d'antécédents sociobiologiques à son Centre jeunesse mais elle ne s'en était pas préoccupée davantage se disant: « Advienne que pourra. »

Le fait de voir défiler plusieurs messages sur Facebook, de gens qui avaient retrouvé des êtres chers avec des tests d'ADN, a piqué sa curiosité. Elle était membre également sur un site anglophone où il y a plusieurs participant(e)s américain(e)s, qui ont une longueur d'avance sur nous pour la connaissance de ces tests.

Au début, elle était sceptique et elle ne connaissait vraiment personne qui avait entrepris de telles démarches. Elle a donc passé son test et a reçu ses résultats. Comme pour la plupart des gens, leur interprétation était comme du chinois.

Sa fille l'a aidée à démêler un peu tout ça. Elle a eu 3 matchs: 298 Cm, 280 Cm et 230 Cm. Avec de tels résultats, on peut retrouver sans problème et ce n'est pas si complexe qu'on le croit, en fait. Avec son match le plus élevé, elle a trouvé sur Facebook un homme de 30 ans, l'âge de ses enfants. Il était son cousin issu de germain. Elle l'a contacté. Il lui a répondu qu'il ne connaissait même pas ses grands-parents et que son père était décédé. Dans les faits, il est plus facile de retracer quelqu'un de décédé que vivant. Avec le décès de son père, elle a su le nom du grand-père, de son épouse et a commencé à faire son arbre, en ayant un nom.

Elle a eu une deuxième réponse sur Facebook et avec ces deux personnes numéro 1 et 2, les numéros 3, 4, 5 et 6 ensuite ça irait bien pour les autres générations. Il suffit de vérifier et elle a fait son arbre pour faire des matchs avec ses ancêtres.

Les réactions des deux personnes ont été moyennement bonnes car elles ne se sentaient pas vraiment concernées et demeuraient prudentes, tout en lui souhaitant bonne chance, toutefois.

Quand on recherche avec des tests d'ADN, il n'y a pas d'intervenant(e), pas d'intermédiaire et, quand une rencontre virtuelle survient et que la préparation est inadéquate, ça peut faire rater toute le travail effectué auparavant.

Une fois certaine d'avoir retrouvé sa mère, elle a quand même fait valider ses recherches. Elle a bien vu que sa mère était vivante, sur Facebook, et allait sur un site de recherches d'enfants biologiques, donc, elle pouvait en déduire qu'il y avait une ouverture, de sa part.

Elle a communiqué avec une travailleuse sociale du Centre jeunesse qui lui a offert de contacter sa mère. Elle lui a demandé un délai pour prendre un certain recul, quatre jours, en fait. Elle a écrit à sa mère un message directement. Elle pouvait la voir et son but était de la retrouver. Elle avait la chance qu'elle soit vivante; elle pouvait alors la remercier de lui avoir donné la vie, sans la juger.

Elle est contente aujourd'hui de s'être préparée car une fois la porte ouverte, ça peut créer des montagnes russes d'émotions. C'est un engagement, une responsabilité, de part et d'autre. Quand le oui si précieux a été dit, on ne revient pas en arrière. Le tiroir a été verrouillé à clé, autrefois, mais une fois ouvert, on sait ce qu'il y a à l'intérieur. Il s'agit de bien gérer les émotions avec tout ce qui peut se présenter de positif, de négatif et tout le reste.

Comme déjà mentionné, après ses quatre jours de réflexion, elle avait décidé d'écrire à sa mère, sur Facebook, mais, comment débuter cette première conversation? En ayant son arbre, elle lui a demandé si elle était la fille de X et de Y et sa mère de répondre oui, tout était donc confirmé. Elle a dit qu'elles avaient quelque chose en commun et ont convenu de se parler quelques heures plus tard, en soirée.

Du côté de son père d'origine, alors que sa mère était à cinq mois de grossesse, il l'a conduite à la Crèche St-Vincent-de-Paul de Québec et ils ne se sont jamais revus ni reparlés depuis. C'était un amour d'​adolescence. Son père était au courant de l'existence d'un bébé mais fille ou garçon, il l'ignorait.

Elle a perdu son père adoptif à l'âge de huit ans donc, la présence d'un père, dans sa vie, était importante. C'est une très bonne personne qu'elle a retrouvée et sa fille lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Il a beaucoup souffert de cette séparation et avait cadenassé son coeur. Il est père de deux garçons. Il a été réceptif à une rencontre mais il devait retourner, lui aussi, à des souvenirs douloureux. Leur relation se développe, tout doucement, pas à pas. Il n'aurait pas voulu qu'une telle situation se présente dans sa vie et ce, deux fois plutôt qu'une car elle a un frère qui a été aussi confié en adoption, un an avant elle.

Beaucoup plus jeune, elle avait pensé au fait qu'elle aurait aimé avoir un frère; c'était comme un feeling. Maintenant, elle sait qu'elle en a un. Ça change une vie! Les questions: Est-ce vraiment mon frère? Est-ce que je veux le voir oui ou non? sont dans son esprit.

Par amour pour sa fille, sa mère âgée de 76 ans a fait les démarches pour retrouver son fils alors qu'elle ne les avait pas faites pour elle.

Merci à Mme Normay St-Pierre et merci à Mme Judith Lapointe pour son témoignage.

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Tellement j'ai d'amour pour toi » interprétée par Céline Dion. Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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