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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 14 décembre 2018 – Pierre Morin, adopté Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 14 décembre 2018 – Pierre Morin, adopté

Cette semaine, Normay reçoit Pierre Morin, adopté, né le 11 décembre 1951. Après bien des scénarios et bien des recherches personnelles, avec des amis, des généalogistes et son ADN, Pierre a réussi à retrouver ses origines et des membres de sa famille. Il nous raconte cette histoire qui se termine très bien.

Bonne semaine et bonne écoute

Pour écouter votre émission :

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RÉSUMÉ

M. Morin, personne adoptée, fait partie du Mouvement Retrouvailles depuis longtemps. Il est au C.A. en tant que directeur des communications.

Il est né le 11 décembre 1951, à l'Hôpital St-François-d'Assise. Il a été adopté par son oncle biologique (frère de sa mère), à St-Gilles (de Lotbinière), où il a vécu pendant un an. Il a été transféré par la suite à la Crèche St-Vincent-de-Paul de Québec, en décembre 1952, pour être finalement adopté pour une 2e fois en février 1953, par la famille Morin.

Sa première demande pour ses antécédents sociobiologiques a été faite en 1996 (45 ans). En 1997, il a appris que sa mère d'origine serait décédée en 1989, à l'âge de 60 ans. À partir de là, il a fait des recherches dans les journaux, dans le Pavillon Jean-Charles Bonenfant (Université Laval, Québec), dans les avis de décès, aux Archives nationales du Pavillon et ça se poursuit jusqu'en 2004.

Avec ses recherches, il a découvert qu'il avait été adopté deux fois quand il a retracé l'identité de sa mère. Dans ses antécédents sociobiologiques, il était indiqué qu'il avait habité dans la famille proche de sa mère mais il ne savait pas ce que ça voulait dire précisément.

En 2004, il est allé à l'émission de télé "Retrouvailles de Claire Lamarche", mais en vain. Un de ses amis qui faisait beaucoup de généalogie lui a proposé de l'aider, en 2004, toujours. Pierre lui a envoyé des photos de son grand-père, de sa grand-mère et de son arrière-grand-père. Son ami a placé celle de son arrière-grand-père au même âge que lui, environ vers 50-55 ans, et a trouvé des ressemblances. De par ses fonctions, son ami a eu un privilège de recherches. Il a trouvé un indice à l'État civil comme quoi l'adresse de résidence de Pierre dans son enfance était XYZ à Ste-Foy et lui de répondre que c'était impossible parce que c'était l'adresse de sa grand-mère et de sa tante qui y demeuraient.

Pendant 10-12 ans, il a vécu avec une hypothèse à savoir que la soeur de son père adoptif était sa mère. Il a participé à l'émission "Des mains tendues", par le Mouvement Retrouvailles, et il en avait parlé, à ce moment-là.

Vers les années 2015-2016, les tests d'ADN sont devenus populaires. Il a donc fait des tests d'ADN en août et en novembre 2015 avec 2 compagnies différentes, sans que ce soit concluant. Par contre, en 2016, avec Family Finder, alors populaire, avant Ancestry, il a eu plusieurs matchs. Il a ensuite fait des arbres-miroirs et a trouvé un arrière-grand-père Gaudias Piché. Il a fait son arbre et celui de son épouse. En fait, il s'est avéré que c'était plutôt son grand-père.

Il s'est rendu sur Internet et a cherché l'Association des familles Piché pour leur demander si certain(e)s parmi eux avaient fait la généalogie des Dupré et des Piché, qui fonctionnaient les deux familles ensemble. Il a demandé s'il y avait un Gaudias Piché et une dame nommée Exilia Descoteaux, son épouse. M. Dupré lui envoie un e-mail avec tous les enfants de Gaudias Piché et leurs dates de naissance. Wow, toute une trouvaille!

Il n'y avait qu'une seule dame pour laquelle il n'avait pas de date de naissance et c'était sa mère, pour comble de malheur. Il a donc fait des recherches encore plus poussées sur cette dame qui manquait à l'appel, Rita Piché, sans savoir que c'était sa mère, à ce moment-là. Il a finalement trouvé. Elle est née en Abitibi. C'est la seul née en dehors de la région de Trois-Rivières. Il a trouvé son extrait de baptême et est allé voir pour son décès qui remontait bien à 1989, à l'âge de 60 ans, donc, les informations se recoupaient et il était de plus en plus près du but mais il n'avait pas de confirmation officielle.

Il continue donc ses recherches avec des Piché de St-Gilles (de Lotbinière). Il trouve sa tante biologique Jeanne d'Arc Piché mariée en 1952 à Paul Généreux. Il parle à une membre du Mouvement Retrouvailles qui demeure à St-Gilles qui en a elle-même parlé à un homme qui habitait le village depuis longtemps. Cet homme a été le chauffeur au mariage de Jeanne d'Arc Piché et par conséquent, il savait où sa mère demeurait. Pierre a rencontré cet homme et celui-ci lui a montré les deux résidences où sa mère avait habité. C'était particulier et tout ça, dans la même journée!

En 2017, Pierre divorce et tout en faisant du classement de papiers, il voit les deux noms de Jeanne d'Arc Piché et de Paul Généreux. Il tape donc Paul Généreux sur Facebook, outil très utile! Il clique sur le nom qui lui apparaît. Il se présente en disant qu'il fait de la généalogie en demandant s'il y a des Piché dans sa famille. Il y va en douceur pour ne pas l'épeurer mais, bien au contraire, il est tout content. Il découvre qu'ils sont cousins. Il connaît la mère de Pierre, Rita Piché, et sa propre mère et Rita étaient souvent ensemble.

Cinq minutes plus tard, M. Généreux appelle Pierre et dit qu'il veut le rencontrer. Ils passent toute une journée ensemble et il lui en a appris beaucoup sur sa famille à savoir, entre autres, qu'il avait une soeur Nancy et sa jumelle Carole. Il y avait d'autre enfants mais ils ne se connaissaient pas et ne se fréquentaient pas.

Avec Nancy, Pierre a refait le même scénario qu'avec Paul Généreux en lui disant qu'il fait de la généalogie et qu'il recherche ses racines et lui dit que sa mère est la même que la sienne, Rita Piché, et elle est toute contente d'apprendre cette nouvelle.

Au fond, il a trouvé deux frères, deux soeurs vivantes et une décédée en 1987, aux Îles-de-la-Madeleine, lui et un autre frère qu'il recherche. C'est une histoire particulière parce que sa mère a eu sept enfants avec six pères différents. Nancy lui a donné des photos de sa mère. En fait, il a été l'élément déclencheur de plusieurs rencontres; il a été le rassembleur!

Le 4 juillet 2018, il a rencontré un de ses frères, Paul Gordon. Au départ, il n'était pas trop certain de vouloir une rencontre familiale compte tenu qu'il y avait eu souvent des conflits. Il a finalement accepté et c'est chez lui, à Trois-Rivières, que toute la fratrie et les conjoint(e)s se sont rencontrés. Ils parlaient beaucoup car chacun(e) avait eu une vie, une histoire différente. Ils ont vécu séparés les uns des autres et ils ne se connaissaient pas. Ils sont arrivés le matin à 11h00 et sont partis à 01h00. Ils parlaient de leur expérience avec leur mère et Pierre était bien intéressé, il n'en savait rien, pour sa part.

Pierre ressemblerait à sa mère, d'après ce qu'on lui en aurait dit. Les jumelles qui ont habité une vingtaine d'années avec leur mère ont pu lui apporter l'histoire de leur mère plus précisément.

Toutes les familles ont leurs réunions pour les Fêtes, avec leurs enfants, donc, ils ont convenu qu'ils se rencontreraient à Trois-Rivières pour de premières Fêtes ensemble, le 4 janvier 2019. Décidément, les 4 sont chanceux pour les rencontres!

Maintenant, il est à la recherche de son père. Il a fait un test d'ADN-Y qui coûte plus cher que l'Ancestry ordinaire mais il donne vraiment la lignée paternelle à savoir si elle est la même ou si elle est différente. Ce test ne s'adresse qu'aux hommes. Pierre l'a passé et ça lui a donné la lignée du nom de famille. Son père est un dénommé Champagne. Il a trouvé le nom de son grand-père paternel, Arthur Champagne, marié à Antoinette Cardin, de St-Joachim-de- Courval, fusionnée à Drummondville.

Il prévoit se rendre à St-Joachim et aller dans les commerces, à la Bibliothèque municipale, à l'Hôtel de Ville, dans une résidence pour personnes âgées, s'il y en a une, pour "aller à la pêche" aux informations. C'est une bonne chose de collaborer avec des associations de famille; c'est aidant des deux côtés.

Merci à Mme Normay St-Pierre et merci à M. Pierre Morin qui nous a démontré qu'avec de la patience, de la persévérance, du temps et des trucs de débrouillards, il est possible de retracer nos êtres chers. Lui, comme plusieurs autres personnes adoptées, ont quand même pu avancer dans leurs démarches et même retrouver les personnes recherchées avec des tests d'ADN.

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et Joyeuses Fêtes à toute l'équipe, aux recherchant(e)s, à celles et à ceux qui ont retrouvé, aux personnes adoptées, aux non adoptées, aux parents d'origine et aux parents adoptifs!

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003


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Règlements généraux adoptés par le C.A. | Rapport annuel 2018

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