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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 30 novembre 2018 -Marie-Sylvie Cudon, adoptée Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 30 novembre 2018 – Marie-Sylvie Cudon, adoptée

Cette semaine, nous recevons une invitée de la Bretagne, Marie-Sylvie Cudon adoptée au Québec. Elle est née le 28 juillet 1966 à l’Hôpital Royal-Victoria de Montréal, admise le 18 août 1966 à la Crèche St-François d’Assise et baptisée sous le nom de Marie-Sylvie Grenier. Elle a été confiée à sa famille adoptive en 1967, laquelle habitait en France.

Marie-Sylvie nous parle de ses démarches débutées au début des années 2000, des pourquoi et comment, ainsi que des résultats obtenus depuis.

Bonne semaine et bonne écoute

Pour écouter votre émission :

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Pour écouter l'émission, cliquez sur le lien ci-dessous
https://soundcloud.com/…/loin-des-yeux-pres-du-coeur-30-nov… Cudon est née le 28 juillet 1966 à l'Hôpital Royal-Victoria de Montréal, à midi, admise le 18 août 1966 à la Crèche St-François d'Assise et baptisée le 22 août 1966 sous le nom de Marie-Sylvie Grenier. Elle a été confiée à sa famille adoptive en 1967, laquelle habitait en France.

Elle a débuté ses recherches en 2000-2001. Elle y a pensé bien avant mais l'élément déclencheur pour entreprendre ses démarches fut la naissance de ses enfants. Elle était de la Nouvelle-Calédonie et correspondait beaucoup avec soeur Rita, directrice de la Crèche St-François d'Assise. En rentrant en France, elle a donc pu avoir les coordonnées du Centre jeunesse. Elle a alors pris contact avec le Centre jeunesse, par écrit, pour procéder aux recherches de sa mère d'origine qui lui a envoyé des documents à remettre au Centre jeunesse. Elle a ensuite attendu 1 an-1 an et demi avant d'avoir une réponse, téléphonique, au final.

Ils ont contacté sa mère d'origine qui a refusé de la rencontrer. Elle était en état de choc. Sa santé physique et psychologique étaient fragiles. Souvent, les mères de naissance ne refusent pas leur enfant, comme tel, mais c'est la situation qui fait que, lors de l'appel, le film de leur vie recule et elles revoient leur passé douloureux. Elles sont les seules à savoir. La travailleuse sociale lui aurait dit que sa mère souffrait d'emphysème et qu'elle pourrait peut-être changer d'avis car plusieurs mères prennent un temps de réflexion et reviennent sur leur décision. Elle a ensuite attendu 4 ans après, avec l'espoir au coeur, mais, malheureusement, ça n'a pas abouti. Elle aurait voulu l'apaiser.

À l'étape des recherches, on a déjà fait un travail sur soi et, au-delà de ça, ce sont les racines, les origines qui sont recherchées. Elle avait des attentes, reconnaît-elle, ça ne s'est pas fait mais elle ne lui en veut pas. Elle avait des raisons qui lui appartiennent. Sa mère lui avait mentionné que son père d'origine était déjà décédé, à cette époque.

Malgré son état de choc, avec sa maladie et sa fragilité, de savoir qu'elle la recherchait pour lui dire au fond qu'elle l'aimait, a fait en sorte qu'elle a pu mourir plus paisiblement en n'ayant pas ce fardeau, cette douleur en elle, espère-t-elle.

La travailleuse sociale avait rédigé un profil détaillé de sa fille et de sa vie en France à savoir si elle avait des enfants, si elle avait eu de bons parents adoptifs etc. Elle a donc pu lui faire part de ses intentions, pour la rassurer. En fait, son désir premier était de la rencontrer, voir son image et pouvoir se retrouver en elle. C'est typique des personnes adoptées qui recherchent toute leur vie des ressemblances avec quelqu'un.

Malgré le fait qu'elle n'ait pas rencontré sa mère, sa quête de ses origines s'est poursuivie ici, au Québec, et avec sa mère adoptive. Déjà à ses 20 ans, elle devait faire le voyage à Montréal mais elle ne voulait pas être seule car elle était beaucoup plus timide, réservée qu'aujourd'hui et il y avait certaines choses qu'elle ne voulait pas faire seule.

Le temps a passé et, par la suite, elle s'est mariée, a eu ses enfants et n'est donc pas venue au Québec malgré qu'elle continuait d'y penser.

En 2012, elle était séparée et sa mère, qui l'avait beaucoup entendu parler du Québec, lui a dit: « On va y aller » . Elle correspondait encore avec soeur Rita mais par e-mail et communiquait avec elle via des appels téléphoniques assez réguliers. Elle n'était plus pour elle qu'une directrice d'un établissement. Elle lui avait confié des choses personnelles; elle était devenue une amie et elle pouvait aussi la conseiller.

Ce voyage-là a été salutaire et imprégné de plusieurs émotions indescriptibles. Elle a été vraiment transportée!

Dans les poèmes de Mme Cudon, nous ressentons à leur lecture, un attachement viscéral pour le Québec, pour Montréal, entre autres. Quand elle est arrivée à Montréal, étrangement, elle ne se sentait pas perdue, ni dépaysée. Elle se sentait chez elle. Ce fut impressionnant, dit-elle! Elle a trouvé sa mère adoptive très courageuse de faire ce voyage avec elle, à cet âge, et avec une condition cardiaque précaire mais elle avait eu l'aval de son cardiologue malgré que ce fut difficile pour elle.

Elle a reçu un accueil chaleureux et avant de quitter le Québec, elle s'est agenouillée sur sa terre natale et a remercié le ciel pour ce beau cadeau avec sa maman adoptive. Elle a quitté Montréal en pleurant. Elle a bien sûr rencontré soeur Rita et il y a eu beaucoup d'émotions partagées. Celle-ci a eu la joie de connaître sa maman adoptive.

Elle a eu des liens formidables avec ses parents adoptifs, ouverts, extraordinaires! Il n'y avait pas de secrets entre eux. On lui a inculqué de bonnes valeurs. Elle a prévenu ses parents adoptifs de ses recherches sociobiologiques qu'elle faisait sur ses parents d'origine. Cependant, elle s'est fait rassurante et leur peur du début s'est ensuite estompée. Elle recherchait ses racines, son identité, son histoire, toujours importantes aujourd'hui, et le Québec est son pays, elle y est née et elle en est fière.

Ensuite, les craintes dissipées, sa mère a toujours été à ses côtés et l'a aidée dans ses recherches. Elle a pris un détective privé en France. L'amour inconditionnel s'est vécu dans les deux sens.

Mme Cudon a certaines informations concernant sa mère d'origine. Elle avait 41 ans, à sa naissance, et était ouvrière de manufacture, de citoyenneté canadienne-française. Son poids était de 125 livres et sa taille 5 pieds et 2 pouces, aux yeux bruns, de religion catholique et possédait une 7e année comme scolarité. Elle avait une bonne santé. Ses caractéristiques particulières: Elle était discrète, travailleuse, maternelle et possédait des traits réguliers. Elle était veuve. Elle avait 2 frères, 1 soeur et était la 3e d'une famille de 4 enfants. Sa mère était vivante, avait 68 ans et son père était décédé.

Sur son père d'origine, elle a peu de renseignements. Il avait 42 ans, à sa naissance. Il était marié, séparé, aux cheveux noirs, de citoyenneté canadienne-française, de religion catholique. Il était gérant de restaurant et possédait une bonne santé. Il était au courant de la grossesse mais cependant, il n'est pas indiqué s'il a été informé de la naissance. Ses caractéristiques particulières: Il était intelligent, travaillant, responsable. Son prénom est Rosario et elle ne sait pas s'il avait des origines italiennes.

Elle se tourne donc vers ses deux frères et vers cette soeur pour retrouver sa fratrie. Sa mère de naissance aurait eu 6 enfants et son père de naissance aurait eu 2 enfants. Il y a sûrement des possibilités de retrouver du côté maternel et paternel et Mme Cudon est entre bonnes mains étant accompagnée par Mme Caroline Fortin.

Merci à Mme Normay St-Pierre et merci à Mme Marie-Sylvie Cudon capable de compassion, de reconnaissance et d'authenticité.

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix des deux pièces musicales « Chances are » interprétée par Johnny Mathis et « Je reviendrai à Montréal » interprétée par Robert Charlebois. Merci aussi au Mouvement Retrouvailles, commanditaire de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003


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