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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 19 octobre 2018 - Sylvie Carole Picard, fille d'un adopté décédé Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 19 octobre 2018 – Sylvie Carole Picard, fille d’un adopté décédé

Cette semaine, Normay reçoit Sylvie Carole Picard, fille d'un adopté décédé. Son père est né le 7 octobre 1946, à 9h55 AM, à l’Hôpital Ste-Marie de Trois-Rivières, d’une mère âgée de 23 ans à sa naissance et qui a utilisé un pseudo de « Philippine », et d’un père âgé de 38 ans, portant fort probablement le nom de Beauchamps de la région de Lanaudière. Sylvie aimerait bien avoir accès aux origines de son père, donc aux siennes, par le fait même. Sylvie nous parle également des recherches via ADN et de sa page Facebook "Les oublié(e)s de la Loi 113.

Bonne écoute

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RÉSUMÉ

D'entrée de jeu, Mme Picard nous parle de sa page Facebook « Les oublié(e)s de la loi 113 » qu'elle a ouverte récemment. Ça répond à un besoin car dès la première semaine, une centaine de personnes se sont inscrites. Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles, en avait « parlé » sur la page Facebook du Mouvement Retrouvailles, donc, avec plus de visibilité, plus de visiteurs, par conséquent. À l'heure actuelle, il y a environ 250 personnes.

Dans le cas de Mme Picard, c'est le dossier de son père qu'elle priorise. Son père a été adopté et est décédé. La loi 113 étant mal appliquée, mal interprétée, on ne lui donne pas le renseignement auquel elle aurait droit à savoir connaître ses origines. Elle est à la recherche de la famille des parents de son père (sa mère et son père). C'est la même chose en ce qui a trait aux fratries.

Par l'ADN, elle a réussi à cerner le père de son père donc son grand-père et des recherches sont encore en cours pour trouver la mère d'origine de son père donc sa grand-mère. Son père, un an avant son décès, avait été malade et avait amorcé ses recherches pour sa mère de naissance. C'est Mme Picard qui a beaucoup insisté auprès de lui, pendant plusieurs années, pour savoir pourquoi il ne voulait pas rechercher.

Étant adulte et ayant déjà fondé sa famille, elle en voyait l'importance à chaque fois qu'elle se rendait chez le médecin, concernant les antécédents médicaux, par exemple. Elle connaît la famille de sa mère mais pas celle de son père. Elle n'en a qu'une seule partie. Pour elle, c'est une curiosité viscérale de savoir d'où l'on vient. Toute sa vie, elle n'a eu que la moitié de son arbre généalogique.

Elle aimerait bien laisser ces informations précieuses, en héritage, à ses enfants et à ses petits-enfants, au moins un nom. Il est trop tard pour établir un contact avec la famille restante mais, si elle pouvait avoir une photo ou si on pouvait lui fournir des détails sur eux, ça la contenterait tellement.

Elle ne comprend pas la discrimination que le gouvernement exerce à savoir qu'il refuse de traiter les demandes de communication d'identités des descendants des personnes adoptées et que la personne adoptée, elle, a le droit d'avoir ce renseignement. Pourquoi vouloir conserver cette information-là comme si c'était une attaque à la sécurité nationale? Il faut donc continuer de se battre, dit Mme Picard. Mme Caroline Fortin a fait parvenir plusieurs recommandations en rapport avec la loi 113. Une rencontre devrait avoir lieu sous peu entre le Mouvement Retrouvailles et nos nouveaux élus.

C'est à souhaiter que les gens en place comprennent que les demandes et ce que l'on a fait d'elles soient les mêmes car, à l'heure actuelle, elles ne sont pas conformes à ce qui est dans la loi 113.

Mme Picard avait encore plus à coeur les recherches pour elle-même que son père mais sans doute y pensait-il mais sans l'exprimer alors qu'elle exprimait au grand jour ce qu'elle ressentait. Elle avait une procuration en bonne et due forme (4 copies) jointe à la demande de son père au Mouvement Retrouvailles, et pourtant, elle est quand même confrontée à un refus.

Elle a 50 ans et avait bon espoir qu'avec la loi 113, elle pourrait ENFIN obtenir des informations pour les transmettre à ses enfants mais le gouvernement refuse sans donner de raisons.

Elle déplore le fait qu'il n'y ait que huit fonctionnaires à la Centrale de Longueuil. Ils avaient un an pour se préparer mais l'organisation a été bâclée et la formation, à la sauvette. Ils ont sous-estimé la quantité de demandes. Depuis déjà quatre mois que la loi 113 est en vigueur, il y a des personnes qui ont fait leur demande et qui n'ont même pas encore reçu d'accusé de réception. Il y a vraiment plusieurs ratés qui génèrent beaucoup d'insatisfaction de la part des personnes adoptées qui s'attendaient à ce qu'on réajuste le tir en plaçant plus de personnel, par exemple.

Compte tenu que les Centres jeunesse (CISSS) avaient déjà les dossiers du post-adoption en leur possession, suivent et connaissent les dossiers des recherchant(e)s, il aurait été de beaucoup préférable de traiter avec ces intervenant(e)s, déjà en place, mais on n'a pas privilégié cette option. Il y a des choix qui sont difficiles à expliquer... C'est difficile de se faire entendre et comprendre!

De plus en plus d'individus se tournent vers l'ADN, dont Mme Picard, en dernier recours, pour accélérer le processus de recherches. Un jour, quelqu'un sur Facebook lui a dit: « Tu devrais passer un test d'ADN » et Mme Picard de répondre: « Ça marche, ça! » Elle a choisi de faire son test avec la compagnie Ancestry qui est la plus utilisée pour les personnes adoptées, où il y a la plus grande banque de données pour avoir plus de correspondances partagées.

Pour celles et pour ceux qui n'auraient pas passé le test d'ADN encore, la procédure est simple.
Pour les tests d'ADN chez Ancestry, il suffit de commander un kit envoyé par la poste, fournir un échantillon de salive et ensuite le retourner dans l'enveloppe pré-affranchie.

Important: celles et ceux qui ont commandé un kit d'ADN d'Ancestry, n'oubliez pas d'activer votre test d'identité par les numéros qui figurent sur l'emballage de l'éprouvette avant de le retourner à Ancestry DNA . Inscrivez-les sur la carte d'information qui est dans votre boîte ou à quelque autre endroit pour ne pas les perdre. La réception peut prendre huit semaines.

Quelques jours après, vous serez avisé(e) de la réception puis du transfert au laboratoire et un lien vous sera envoyé par courriel menant aux résultats. Ce n'est pas de la magie; on ne donne pas un nom mais ça donne plusieurs correspondances partagées à savoir des bouts d'ADN qui se retrouvent chez plein de petit petits cousins, de l'ADN de nos ancêtres. On remonte à 5-6 générations avant nous. Au Québec, il y avait de très grandes familles et c'est un avantage. Ça permet de voir les ancêtres communs en vérifiant toutes les correspondances partagées et les âges. Il est important de mettre le focus sur celles et ceux qui ont plus de 100 cM d'ADN commun avec nous, le cM étant une mesure de la distance entre deux gènes liés. Il y a des noms qui reviennent souvent et alors quelle excitation que de pouvoir cibler une famille après de nombreuses heures de recherches! Ensuite, il faut faire la généalogie de cette famille pour savoir quelle est la bonne personne recherchée. Les antécédents sociobiologiques peuvent apporter une aide avec les informations reçues dans le sommaire. Par la suite, il faut valider les informations avec le pointage des cM.

Sur Facebook, il est possible de vous faire aider pour l'interprétation des résultats de votre test en vous rendant sur Carrefour ADN en vous inscrivant comme membre sur Facebook à ce lien:
https://www.facebook.com/groups/844825525683204/

Le Carrefour ADN a été fondé par Mme Lachance et M. Provost. La page est en transformation et sera un OSBL (Organisme Sans But Lucratif). On veut former le plus possible de bénévoles pour répondre aux demandes croissantes d'interprétation des résultats des tests d'ADN.

Si on se rend à un cousin, la première approche à privilégier serait de lui écrire, sans donner trop de détails, sans parler d'adoption et ensuite faire entrer le Mouvement Retrouvailles qui a plusieurs années d'expertise dans l'accompagnement. Il ne faut pas brusquer les choses.

Mme Picard est la mère de quatre enfants et bientôt grand-mère donc, pour elle comme pour tant d'autres, quand on vieillit, il est encore plus important de connaître ses origines, ce qui pourrait apporter une paix.

Par la création de sa page « Les oublié(e)s de la loi 113 » ,
https://www.facebook.com/groups/2513918185300819/
elle a donné une voix à celles et à ceux qui avaient complètement abandonné l'idée de retrouver quand on leur disait, au Centre jeunesse, que leur mère était décédée donc, les recherches s'arrêtaient là. Nous sommes en 2018, on ne peut pas changer le passé mais les choses et les gens ont évolué donc, on peut changer l'avenir.

L'adoption de la loi 113 était une bonne chose et ce, grâce à la persévérance du Mouvement Retrouvailles et de Mme Caroline Fortin, depuis 1998, grâce à Mme Normay St-Pierre ainsi qu'à tous les membres qui ont fait avancer la cause pour avoir des réponses, pour tourner la page sur ce passé afin de pouvoir passer à autre chose.

Son père est né le 7 octobre 1946, à 9h55 AM, à l'Hôpital Ste-Marie de Trois-Rivières, d'une mère âgée de 23 ans, à sa naissance. Elle a utilisé le pseudonyme de « Philippine », et d'un père âgé de 38 ans portant probablement le nom de Beauchamp (via les tests d'ADN) et de la région de Lanaudière.

Mme Picard recherche donc de la famille et/ou des ami(e)s de la famille qui pourraient être au courant de la famille naturelle de son père, et qui pourraient entrer en contact avec elle; ça lui ferait grandement plaisir. Elle ne fait pas ces démarches pour faire des problèmes à quiconque ou pour demander quoi que ce soit. Elle veut simplement, mais ce n'est pas simple, en savoir le plus possible avant que ce ne soit trop tard et que toutes ces informations se perdent, à tout jamais. Elle peut être rejointe via sa page « Les oublié(e)s de la loi 113 », le Mouvement Retrouvailles et Carrefour ADN.

Merci à Mme Normay St-Pierre et nous souhaitons à Mme Picard de beaux développements dans ses démarches pour retrouver la famille de son père. Merci pour sa page.

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Tous les cris les SOS » composée par Daniel Balavoine et interprétée par «Marie-Denise Pelletier » . Merci aussi au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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