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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 5 octobre 2018 - Mélanie Leclerc, fille d'un adopté Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 5 octobre 2018 – Mélanie Leclerc, fille d’un adopté

Une semaine des plus dynamisantes! Normay reçoit Mélanie Leclerc, fille d'un adopté, Rosaire, pour qui elle a mis des heures et des heures à trouver ses origines, même si au niveau des Centres jeunesse, la mère était dite "introuvable". Ces nombreuses recherches via un profil d'ADN lui a permis de compléter le casse-tête en y ajoutant les morceaux manquants, et ce, tant pour son père que pour elle. Une émission des plus encourageantes. Bravo à toi Mélanie pour ta tenacité, ton courage, ta patience et ton dévouement pour ton papa chéri.
Bonne écoute.

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RÉSUMÉ

D'entrée de jeu, Normay nous dit de surveiller la première émission « Des mains tendues » pour la saison 2018-2019. Elle devrait être mise en ondes vers le 15 octobre. Merci aux participant(e)s , à Caroline, à Normay et à tous ceux qui ont permis le montage de ces émissions. Un très beau travail d'équipe!

Mme Leclerc est la fille d'un père adopté, Rosaire, pour lequel elle a consacré des heures innombrables pour trouver ses origines. Elle a fait des recherches intensives, plus particulièrement au cours des trois dernières années. Par chance, en mai 2018, finalement, elle a retrouvé la famille d'origine de son père.

Au départ, en 2015, elle recherchait la famille biologique de son père. Ils avaient en leur possession un dossier d'adoption avec peu d'informations. On disait que sa mère était « introuvable » au niveau du Centre jeunesse. Il y avait certaines données qui se sont avérées erronées. Avec l'ADN, ils ont poussé leurs recherches. Son père avait alors 64 ans. Il voulait connaître ses origines mais, au fil du temps, il a perdu l'espoir à cause du terme « introuvable » au dossier. C'est donc Mélanie qui était très motivée et qui avait davantage besoin de retrouver la famille d'origine de son père, qui a fait des recherches et son père l'a bien sûr encouragée dans ce sens.

Avec l'ADN de FTDNA, elle a retrouvé un couple d'ancêtres dans les années 1800 qui se retrouvait du côté paternel tout autant que du côté maternel mais, les cousins retrouvés, ne lui permettaient pas d'aller plus loin dans ses recherches.

Elle s'est alors tournée vers Ancestry DNA. Elle a pu pousser ses recherches parce qu'elle avait des cousins, beaucoup plus près, qui lui permettaient de croire que son père était un Martin et que sa mère était une Berthiaume.

En recherchant avec d'autres sites et d'autres cousins, ses démarches ont été concluantes à savoir que son père était bien un Martin et sa mère une Berthiaume. Cependant, elle ne pouvait pas cibler quel Martin était son grand-père et quelle Berthiaume était sa grand-mère.

Elle a finalement pu rejoindre le petit cousin de son père qui a appelé les Services Aux Origines (SAO) et ensuite, les portes se sont ouvertes. On lui aurait dit de passer un test d'ADN. Le cousin en question était ouvert à l'aider mais, pour une seule et unique raison, la mère de son père n'était pas sa mère. Pour plusieurs raisons médicales, il était au courant. Il connaissait l'histoire familiale des Martin et celle des Berthiaume. Quand elle a dit mon grand-père, le père de mon père serait un Martin, il lui a alors répondu que d'après lui, ce serait ce Martin-là. Pour sa mère, ce pourrait être une telle.

De son côté, elle a communiqué avec le père potentiel de son père. Elle a passé un test d'ADN concluant qu'elle était la demi-soeur de son frère.

Au mois de mai dernier, les choses se sont bousculées et le 10 mai, le jour de l'anniversaire de son père, il savait qu'il avait maintenant sa famille d'origine, quel beau cadeau de la vie!

Elle lui a appris la nouvelle par téléphone et, au bout de la ligne, elle avait l'impression d'avoir un p'tit gars. Il y avait de l'excitation, un manque de compréhension des choses, tout allait vite et semblait irréel pour son père. Il s'agissait ensuite d'établir un rythme, une fréquence des contacts à l'image du début d'une relation amoureuse, pour ne pas s'imposer, envahir les autres ou alors demeurer en attente.

Par son cousin, elle a eu la merveilleuse opportunité, le privilège d'entrer dans la maison de sa grand-mère et voir des photos. Son père y est allé aussi, à une autre occasion.

Les familles Martin et Berthiaume habitent le même rang, sur des terrains voisins, à Pointe-du-Lac, en Mauricie.

Voir les photos où ils ont pu vivre a quelque chose de plus grand que grand, d'irréel! On part de loin: mère introuvable et à ce moment-là précis, ils regardent des photos, voient les deux terrains contigus, c'est du vrai, du concret! Mélanie vivait alors un sentiment de bien-être, elle se sentait chez elle. C'est là qu'on réalise que l'ADN est présent. Quand elle est entrée chez son oncle, il y avait plusieurs choses aussi qui la rejoignaient, qui l'interpellaient.

Elle a eu tellement de réponses à ses questionnements dont sa morphologie semblable à celle de sa grand-mère car il y a quand même 50% d'elle qui était en recherche de sa famille pour savoir à qui elle ressemblait.

Il y a eu une première rencontre « formelle » où toute la famille s'est réunie. Par la suite, son père a passé quelques fins de semaine là-bas, à pêcher avec son frère, qui prenait soin de lui. Il s'était senti aimé avec sa famille adoptive mais là, il ressentait un fort sentiment d'appartenance.

Sa soeur a donné une belle réception; il y avait une belle tablée. Ils ont été accueillis avec une grande ouverture comme celle que son père a. Mélanie tient à dire que la rencontre avec la personne adoptée et la famille d'origine est à l'image d'un tango. On avance d'un pas, on en recule de deux, on peut aussi se piler sur les pieds mais on finit par s'ajuster. C'est comme si on se connaissait depuis toujours et, en même temps, on a tout à découvrir, à apprivoiser de l'autre, en marchant parfois sur des oeufs pour ne pas déplaire.

La formule gagnante, dans toute retrouvaille, reste que tout doit se faire avec tact, dans le respect, en prenant le temps de créer des liens.

Son père et sa famille biologique, pour les aider à comprendre certaines attitudes, certains questionnements dont la peur de l'abandon de Rosaire, ont lu « L'enfant adopté, comprendre la blessure primitive » (Nancy Newton Verrier).

http://www.exbrayat-psychologue.fr/…/05/blessure-primitive.…

Merci à Mme Normay St-Pierre et à Mme Mélanie Leclerc pour son partage intéressant, émouvant, rempli de spontanéité, d'authenticité, de dynamisme, avec une touche d'humour.

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Je me reconnais en toi » interprétée par Nana Mouskouri. Merci aussi au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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