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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 21 septembre 2018 - Lyne Perron, A.E.R. Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 21 septembre 2018 – Lyne Perron, A.E.R.

Cette semaine, Normay reçoit Lyne Perron pour discuter de la façon de rejoindre des membres des familles biologiques suite à des recherches personnelles, comme par exemple, suite à des résultats obtenus via un profil d'ADN ou à des informations obtenues sur avis de décès du parent biologique. On parle également des procédures non efficaces mises en place suite à l'entrée en vigueur de la Loi 113.

Bonne écoute.

Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à commenter et à partager!

RÉSUMÉ

Premier segment de l'émission: « DES MAINS TENDUES »

ENCORE QUELQUES PLACES...
LE TEMPS FILE... NE TARDEZ PAS À VOUS INSCRIRE
RECHERCHE URGENTE DE PARTICIPANT(E)S

« Des mains tendues »

Reprise de l’émission télévisuelle produite et réalisée grâce au Mouvement Retrouvailles

1,3 millions de personnes sont concernées par l'adoption au Québec. Êtes-vous de celles-ci ?

Si oui, et que vous aimeriez lancer un avis de recherche via notre nouvelle émission télévisuelle qui sera diffusée dès la fin octobre 2018 sur notre page Facebook et disponible sur YouTube, cet avis vous concerne.

Six émissions sont prévues pour la saison 2018-2019, lesquelles seront co-animées par Mmes Normay St-Pierre et Caroline Fortin, présidente et coordonnatrice du Mouvement Retrouvailles. Chacune des émissions comportera des avis de recherche et une possibilité de témoignage d’une personne concernée par l’adoption. C'est convivial et ce n'est pas gênant avec Caroline et Normay.

On y parlera naturellement d'adoption, de recherches et de retrouvailles. On y entendra des gens racontant leur histoire, leurs joies et leurs peines, leurs démarches, du post-retrouvailles et des informations d'ordre général.

Nous recherchons des personnes adopté(e)s ou des parents biologiques, à la recherche de leurs origines ou de leur enfant confié à l’adoption.

Si l’expérience vous intéresse, veuillez rapidement faire parvenir :
- votre brève histoire
- une photographie récente / une photographie d’enfance, si disponible
- vos coordonnées complètes

à Caroline Fortin, par courriel, à cfortin@mouvement-retrouvailles.qc.ca ou contactez-la par téléphone au 418-903-9960 ou 1-888-646-1060.

Vous devrez être disponibles le samedi 6 octobre ou le dimanche 7 octobre 2018, de 12h00 à 18h00, selon la distribution des participants. Les enregistrements se feront à partir de Laval, dans la Salle de réception de L'Entraide Pont-Viau / Laval-Des-Rapides situé au 664, rue St-André, Laval (Québec) H7G 3A5.

Nous élaborerons la liste des candidatures et nous vous contacterons pour vous confirmer votre participation ou non à ce magnifique projet.

Ce projet a pu reprendre forme cette année grâce au grand cœur de nombreux bénévoles et de personnes dévouées à la cause.

Nous attendons vos candidatures.

En y participant, c'est comme lancer une bouteille à la mer, on ne sait jamais... il faut oser.

Deuxième segment de l'émission: Les résultats positifs des tests d'ADN et la façon d'aborder nos cousin(e)s germain(e)s qui nous emmènent vers notre fratrie.

Quand les résultats des tests d'ADN sont positifs, il ne faut pas être impulsifs car la bonne façon de rejoindre la/les personne(s) concernée(e)s ne doit pas aller de pair avec la vitesse car c'est dangereux. Il en va parfois de l'issue positive ou négative de la relation à cause de la manière dont les choses se sont déroulées.

Il ne faut pas, par exemple, aller frapper à la porte de votre mère d'origine. Il y a des gens du Mouvement Retrouvailles qui peuvent vous aider, vous accompagner, et aussi avec le Carrefour ADN, pour les tests d'ADN. Si vous allez trop vite et sautez des étapes, si vous faites une maladresse, c'est néfaste et il se peut que toutes les années à rechercher et à attendre peuvent basculer et s'arrêter en un rien de temps. Personne ne veut cela; il faut donc prendre son temps.

Suggestions de Mme Lyne Perron

Ce qui est attristant, que nous remarquons souvent, est que plus la recherche a duré longtemps et plus la personne est près du but, quand elle a trouvé quelqu'un qui accepte de lui donner des informations, elle devient « boulimique » des questions. Avec les tests d'ADN, les gens retrouvent en premier lieu des cousin(e)s germain(e)s qui les emmèneront vers leur famille mais encore faut-il que ce soit fait avec doigté et respect.

Ce que l'on a rencontré dernièrement avec la loi 113, ce sont des individus qui reçoivent le nom de leur mère d'origine et qui retrouvent leur famille grâce à la nécrologie, par exemple. Ils vont entrer en contact trop rapidement avec les noms de la famille trouvés dans la notice nécrologique. Les dommages peuvent se faire et ils se sont effectivement produits à cause du « mitraillage » de questions.

Si on pense à l'ADN, les premiers contacts se font d'abord par courriels, par Facebook ou par le site d'Ancestry. Voici l'exemple d'une approche: Je fais ma généalogie, je cherche quelques informations entourant la famille. J'ai vu que nous étions cousins, pouvez-vous m'en dire un peu plus sur la famille, s'il vous plaît? Avez-vous passé votre test d'ADN?

Généralement, à cette étape, les gens collaborent bien, habituellement. Il peut y a voir cependant une peur. Le contact peut se « brûler » même s'ils savent qu'ils sont cousins et qu'ils le voient via un site d'ADN. Avons-nous la même mère, le même père, et vos grands-parents ont combien d'enfants? Parlez-moi de votre mère, combien a-t-elle eu d'enfants? On demande des détails sur sa description physique, sa date de naissance, son âge, sa date de décès et le lieu de l'enterrement.

La personne qui répond déjà à plus d'un courriel se sent bousculée et « bombardée » de questions. Celles-ci surgissent dans plusieurs échanges et font en sorte que la personne qui y répond trouve que ça l'air davantage d'une enquête que d'une conversation. Elle en a bientôt marre, se sent envahie et coupe les ponts, d'autant plus qu'on pose plusieurs questions sur la famille sans s'intéresser à la cousine elle-même. Ça semble plutôt opportuniste! Il y a aussi des vols d'identité que des gens craignent et sont donc inconfortables à répondre à plein de questions, c'est compréhensible!

C'est préférable de VRAIMENT ÉCHANGER. Où vis-tu, es-tu marié(e), as-tu des enfants, parle-moi de toi? Ce serait agréable de s'écrire des e-mails ou se parler au téléphone pour apprendre à se connaître. Il est primordial de dire que nous sommes content(e)s d'avoir retrouvé ce cousin, cette cousine et de le/la prioriser.

Si on décèle une ouverture, après avoir échangé, là, on peut alors poser quelques questions sur la famille biologique et dire à l'autre à quel point ça nous rend heureux d'en apprendre plus sur eux mais encore là, il faut un bon dosage.

Il ne faut pas commencer la conversation en parlant de notre statut de personne adoptée car, parfois, ce n'est pas bien reçu. L'autre, au bout du fil, ne veut pas « embarquer » dans des secrets de famille où il faut marcher sur des oeufs.

Il y a encore des gens qui croient que les personnes adoptées veulent retrouver une famille pour s'emparer d'un héritage alors qu'elles n'y ont pas droit. On ne devrait pas s'inquiéter, à tout le moins, pour cet aspect. Malheureusement, ces individus ne peuvent pas comprendre le besoin viscéral d'avoir des racines car eux les connaissent et n'ont pas à en souffrir, par conséquent.

L'équilibre à atteindre lors d'une première conversation devrait être 1/3 de questions pour 2/3 d'intérêt manifesté envers l'autre. Il faut garder en mémoire que ce n'est pas une « enquête policière » et qu'on n'apprécie pas de se faire « assommer » de questions.

On pourrait comparer ce premier contact avec celui d'une amitié qu'on développe, par exemple, avec un(e) collègue de travail. Il faut apprivoiser l'autre, tout en douceur, sans lui poser mille et une questions. On ne doit pas non plus se placer en avant-plan et ne parler que de nous et ne pas être à l'écoute. L'un ou l'autre de ces scénarios ne sera pas satisfaisant. Il faut être patient(e), user de diplomatie, de délicatesse en amitié comme pour les retrouvailles pour apprendre à échanger, à se connaître et à s'apprécier.

Si le lien est bien établi et solide, avec le temps, et que l'attachement s'est fait, il y aura des réponses à nos interrogations et même parfois plus. Il ne faut pas oublier que ce cousin ou cette cousine sera la porte d'entrée vers la fratrie donc, il faut procéder avec tact pour ne pas tout perdre les efforts de 30-40 années de recherches et d'attente.

Dans les premiers mois, il est important d'établir des paramètres de fréquences de courriels, d'appels, voire même de visites pour celles et pour ceux qui habitent près les un(e)s des autres. Ils peuvent être ajustés, au fil du temps, selon les événements de la vie. Dans les débuts, il doit y avoir un juste équilibre pour ne pas se sentir envahi ou alors sentir un éloignement. Il y a des réactions différentes aussi et des gens qui sont plus ou moins émotifs; il faut donc penser le plus possible à toutes ces notions quand on vient de retrouver, ce qui est souvent oublié, malheureusement, à cause de l'émotivité à fleur de peau. Si on se sent fragilisé, nerveux, stressé, il vaut mieux attendre pour décompresser et demander de l'aide.

Pour celles et pour ceux qui ont retrouvé grâce à un nom, depuis juin 2018, quand la mère est décédée ou que le père est décédé, ils pourront peut-être aborder la fratrie via une nécrologie en faisant preuve de délicatesse. S'ils sont suspicieux, il serait bon de leur proposer de faire un test d'ADN. Si c'est le coût qui semble poser un problème, on peut payer les deux tests en voyant cela comme un bon investissement car ça permet d'avoir la tranquillité d'esprit pour être en relation avec les bonnes personnes. C'est une preuve tangible de ce que l'on avance car le Centre jeunesse peut donner le nom de la mère, du père s'il est au dossier, mais ne confirmera pas si c'est la bonne personne recherchée. Le meilleur moyen reste encore le test d'ADN, hors de tout doute; il ne ment pas. C'est important d'avoir un portrait juste de la situation.

Troisième segment de l'émission: Les frustrations qui découlent de la loi 113 mise en vigueur le 18 juin 2018.

« Quelle semble longue cette attente depuis le 18 juin, après toutes ces années d'espoir, de recherche, de déceptions et de questionnements! Pourquoi un an après l'adoption de cette loi les gens n'obtiennent-ils pas instantanément l'identité de leur mère d'origine?

Dans un premier temps, peut-être que le nouveau système mis en place n'était pas tout à fait assez préparé pour l'immense vague qui l'a frappé. Tout est nouveau et en rodage. Pour eux, pour nous, pour vous.

Dans un deuxième temps, toutes les demandes proviennent de toutes les régions du Québec. Cela fait beaucoup. Et toutes ces personnes veulent recevoir l'identité en même temps que vous.
Mais ce qui ralentit vraiment le système c'est malheureusement le trop grand besoin de savoir, d'obtenir à tout prix l'identité de la part de gens qui n'entrent pas dans les conditions de la loi 113 pour cette année.

Je parle ici de personnes qui ne savent pas si la mère est décédée, de personnes qui connaissent déjà l'identité et qui espèrent une confirmation officielle, de personnes qui sont en processus de retrouvailles, dont la mère est vivante et localisée mais qui n'a pas encore été contactée, de personnes qui n'ont jamais ouvert leur dossier donc aucune recherche effectuée et aucune confirmation du nom de la mère, de personnes qui même si la mère est toujours vivante insistent pour obtenir l'identité car la « loi dit qu'on peut l'avoir. »

Et oui, tous ces gens se sont inscrits à l'équipe centralisée de Longueuil. Alors, les intervenantes là-bas doivent vérifier ces demandes, ce qui retarde évidemment le traitement des demandes qui elles, sont conformes à la mise en vigueur de la loi actuellement. » (Services aux Origines SAO)

Il y a un délai d'attente important et beaucoup de frustrations vécues depuis juin dernier. Oui, il y a désillusion, ça prend plus de temps que prévu et les effectifs ne sont pas assez nombreux pour répondre aux demandes. Il ne faut pas blâmer le personnel, en place. Les intervenantes font ce qu'elles peuvent avec ce qu'elles ont.

Mme Caroline Fortin a envoyé un document de 7 pages sur des recommandations en rapport avec la loi 113. Nous attendrons donc les « rebonds » mais en période électorale, ce n'est pas ce type de dossier qu'on privilégie...

Il y a un nouveau groupe fermé « Les oublié(e)s de la loi 113 » https://www.facebook.com/groups/2513918185300819/?hc_location=group qui a été créé par Mme Sylvie Carole Picard, fille d'une personne adoptée décédée. Elle a décidé de regrouper le plus de gens possible, oubliés par la nouvelle loi 113, notamment les enfants de personnes adoptées décédées, les enfants de personnes adoptables non-adoptées décédées, ainsi que les personnes à la recherche de leur fratrie.

Cette page pourra servir d'échanges et de lieu pour afficher vos commentaires constructifs afin de faire bouger le gouvernement sur l'importance de fournir les informations à la famille élargie de la personne confiée à l'adoption. Le Mouvement Retrouvailles a fait plusieurs recommandations à cet effet et il continuera son travail en ce sens mais il est très important que les personnes directement concernées se manifestent. Une force de frappe plus grande sera certainement bénéfique. À suivre... (Mouvement Retrouvailles). Normay recevra bientôt Mme Sylvie Carole Picard.

Sur AÉR et sur la salle de clavardage AÉR ( les jeudis, de 21 h 00 à 23 h 00), les gens s'entraident, s'encouragent, partagent des trucs et des informations. Ils se sentent compris(e)s étant toutes et tous dans le même bateau.

Merci à Mme Normay St-Pierre et à Mme Lyne Perron

Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la super pièce musicale « Je voudrais tout te dire (à Lou) » interprétée par Maurane. Merci aussi au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003


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