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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 24 août 2018 - Caroline Fortin Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 24 août 2018 – Caroline Fortin, présidente et coordonnatrice provinciale

On reprend votre émission "Loin des yeux, Près du coeur" pour la prochaine saison. En cette première semaine de diffusion, Normay et Caroline Fortin échangent sur l'implantation de la Loi 113.

Bonne semaine et bonne saison!

Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à commenter et à partager!

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Résumé de votre émission Loin des yeux, près du coeur du 24 août 2018
Invitée: Mme Caroline Fortin

Pour écouter l'émission, cliquez sur le lien ci-dessous:
https://soundcloud.com/…/loin-des-yeux-pres-du-coeur-emissi…

Bonne nouvelle saison à toutes et à tous!

Il y a deux mois et des poussières que la loi 113 a été adoptée et ça ne roule pas vraiment à la vitesse à laquelle nous nous attendions. Il y a des lacunes.

La première semaine après l'implantation de la loi, nous pouvions compter facilement de 6 000 à 7 000 demandes, appels et courriels reçus à Longueuil. Il n'y a qu'une équipe de huit intervenant(e)s, « sur le terrain ». Elles doivent prendre le temps de bien consulter les dossiers pour bien les traiter. Certains dossiers sont numérisés et contiennent toutes les informations nécessaires, ce qui accélère le processus. Par contre, pour ceux qui ne le sont pas, on doit communiquer avec les Centres jeunesse (maintenant appelés CIUSSS).

On parle aussi souvent de deux dossiers: celui de l'adoption et celui des retrouvailles. Parfois, il n'y a qu'une portion du dossier qui est numérisé. Il y a des délais parce qu'il y a eu plusieurs demandes de gens qui s'adressaient , d'abord et avant tout, aux Centres jeunesse, pour savoir si leur mère était décédée ou non. Les demandes sont parvenues à l'équipe de la Centrale de Longueuil, qui, elle, a dû contacter les Centres jeunesse pour connaître ces informations et en faire la vérification, ce qui a ralenti le processus du traitement de certains dossiers.

Si la mère est décédée depuis un an et plus, la réponse sera immédiate. S'il y a des lettres assermentées du décès et si par surcroît le dossier est numérisé, ça permet de « rouler » un peu plus rapidement.

Il y a eu et il y a encore beaucoup d'insatisfaction parce que plusieurs personnes adoptées s'attendaient à recevoir le nom de leur mère dans les jours suivants leurs demandes, ce qui n'a pas été le cas, malheureusement.

Les priorités sont accordées aux personnes confiées en adoption mais non adoptées, aux personnes de 70 ans et plus et celles qui souffrent de problématiques médicales sévères.

Par la suite, on accorde la priorité par ordre d'entrée des demandes, à Longueuil. Il y a plusieurs personnes de 70 ans et plus malades donc, il faut y aller une demande après l'autre, selon la priorité numéro 1. Nous pourrions nous attendre à 3-4 mois d'attente, peut-être, si nous considérons le volume des demandes et le peu d'effectifs. Ça demeure un délai « raisonnable » compte tenu qu'on attend depuis longtemps et qu'on désire des réponses pour hier...

La loi a été interprétée de façon très restrictive. Le Mouvement Retrouvailles va « rebondir » sur la question, d'ici quelques semaines, notamment au niveau des personnes adoptées décédées pour lesquelles leurs enfants ne peuvent pas faire de demande. Cette situation est aberrante.

Également, au niveau des personnes décédées, nous ne recevons que le nom et le prénom de la mère alors que selon la loi 113, il est bien écrit aussi que l'on peut fournir tout renseignement permettant de prendre contact. Sur cet autre élément aussi, le Mouvement Retrouvailles veut intervenir.

Pour les personnes décédées qui avaient des procurations, si leurs enfants font une demande, ce n'est pas respecté et pourtant, ça devrait l'être selon la loi 113. Les procurations légales ne sont pas reconnues davantage. Ce sont donc des irritants qui font en sorte que ce n'est pas parfait « sur le terrain » mais ici, nous ne jetons pas le blâme sur les intervenant(e)s. Elles/ils doivent respecter les consignes données en haut lieu et les gens qui les ont données, y sont allés au pied de la lettre pour l'interprétation de la loi.

Certaines personnes ont reçu des antécédents sociobiologiques assez précis de leur Centre jeunesse attitré, ce qui facilite leurs démarches de recherches mais ce sont toutefois des informations non nominatives (sans noms). Il y a des dossiers bien complets avec des dates précises qui donnent une longueur d'avance pour retrouver. Il y a moyen de trouver aussi la bonne famille même sans ces indices mais c'est plus long et plus complexe. Par ailleurs, aller frapper à la porte d'une famille, qui est potentiellement la nôtre, n'est pas une bonne idée pour approcher les gens. Des vérifications devraient d'abord être faites et ensuite, agir avec doigté, délicatesse et respect, le cas échéant.

Au niveau de la fratrie, il est écrit noir sur blanc qu'elle sera traitée par les Centres jeunesse (CIUSSS) mais uniquement par concordances. Il doit donc y avoir une demande par les deux parties concernées et, d'une part, si la personne adoptée ne sait pas qu'elle l'a été et que, d'autre part, sa soeur ou son frère ne sait pas qu'il a un frère ou une soeur confié(e) en adoption, comment pourra-t-on faire une demande?

Le personnel en place, à Longueuil, a été formé par une équipe qui a travaillé sur la loi 113 pendant un an. Cette même équipe a donné des formations à quelques intervenant(e)s sur place, à Longueuil, et à d'autres intervenant(e)s provenant de Centres jeunesse mais ils /elles étaient peu. La loi est appliquée différemment d'un CIUSSS à un autre; elle est comprise autrement. On devrait fournir un guide des procédures pour avoir une uniformité mais, même Mme Fortin, n'en n'a pas reçu, c'est nébuleux!!

Selon Mme Fortin, plusieurs intervenant(e)s des CIUSSS sont dans leur région respective, pour la plupart, depuis longtemps, ont de l'expérience et s'ils/elles avaient eu une aide supplémentaire dans leurs bureaux, auraient été en mesure de répondre plus rapidement et adéquatement aux questions et aux demandes.

Il y aurait des corrections à apporter, rien n'est parfait! On peut comprendre qu'il y a des délais mais on doit alors, d'ores et déjà, voir à modifier certains éléments de la loi 113 en prévision de juin 2019 qui arrivera avec son lot de milliers de dossiers de personnes adoptées qui ont une mère, un père (si inscrit au dossier) qui sont vivants et qui voudront des réponses. Les gens doivent s'organiser, pas à la dernière minute, pour être prêts à accueillir les demandes bien légitimes des personnes adoptées de façon qu'il y ait des délais « acceptables ». Avec les procédures qui sont longues pour localiser ces parents encore vivants, tâche difficile s'il en est une, il faut donc, par conséquent, s'y prendre à l'avance.

Le problème ne part par de l'équipe centralisée. Depuis peu, il y a une annonce à la radio, à la télé et un avis public circule dans certains hebdos régionaux. Il y a eu une belle couverture en rapport avec la loi 113, de la part du Mouvement Retrouvailles, plus spécialement avec Mme Fortin, mais, malheureusement, on ne peut pas en dire autant pour le personnel du ministère qui s'est fait plus que discret...

Il y a eu beaucoup d'effervescence au cours de l'été et les tests d'ADN ont donné de bons résultats et ont le vent dans les voiles. C'est aussi déjà le retour des cafés- rencontres du Mouvement Retrouvailles. Vous pourrez retrouver les dates de votre région sur le site du Mouvement Retrouvailles.

Également, un nouveau groupe fermé « Les oublié(e)s de la loi 113 »
https://www.facebook.com/groups/2513918185300819/?hc_location=group a été créé par Sylvie Carole Picard, fille d'une personne adoptée décédée. Elle a décidé de regrouper le plus de gens possible, oubliés par la nouvelle loi 113, notamment les enfants de personnes adoptées décédées, les enfants de personnes adoptables non-adoptées décédées, ainsi que les personnes à la recherche de leur fratrie.

Cette page pourra servir d'échanges et de lieu pour afficher vos commentaires constructifs afin de faire bouger le gouvernement sur l'importance de fournir les informations à la famille élargie de la personne confiée à l'adoption. Le Mouvement Retrouvailles a fait plusieurs recommandations à cet effet et il continuera son travail en ce sens mais il est très important que les personnes directement concernées se manifestent. Une force de frappe plus grande sera certainement bénéfique. À suivre... (Mouvement Retrouvailles)

Merci à Mme Normay St-Pierre et à Mme Caroline Fortin pour cette émission. Merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la sonorisation et pour le choix de la pièce musicale « Sur le chemin de la vie » interprétée par Gérard Lenorman. Merci aussi au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Mme Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Mme Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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Téléphone : 418 903 9960
Téléphone : 1 888 646 1060 (sans frais)
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