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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 18 mai 2018 – Lyne Perron, AER Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 18 mai 2018 – Lyne Perron, AER

Depuis quelques semaines, différents thèmes sont abordés. Aujourd’hui Normay et Lyne Perron, d’AÉR, nous parle d’ADN, mais spécifiquement sur le refus de collaboration des gens contactés, que ce soit un frère, une sœur ou autre membre de la famille. Quelles sont les raisons pour refuser cette collaboration à une personne à la recherche de ses origines. Différents exemples sont donnés pour nous aider à comprendre ces raisons, mais surtout pour tenter de faire changer cette fermeture vers les origines.

Bonne semaine!



Pour écouter votre émission :

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RÉSUMÉ

L'ADN ne ment pas peu importe ce que les gens autour de vous diront. Les tests effectués chez deux personnes, en laboratoire, sont faits manuellement, sont plus coûteux et moins précis: il y a seulement 13 marqueurs alors qu'avec la compagnie Ancestry, les tests sont effectués avec des machines, à des prix abordables et sont plus précis: il y a 3 000 marqueurs. Les tests coûtent 138 00$ au maximum, taxes et livraison comprises, et Ancestry offre des rabais de 40 00 $ au moins à cinq reprises dans l'année, donc, c'est un bon investissement pour quiconque désire connaître la vérité sur ses origines.

Quand X fait un test avec Y, 3 000 centimorgans (cM) et +, c'est un résultat positif: mère, enfant, frère, soeur. C'est vraiment fiable! Les personnes qui effectuent ces tests peuvent recevoir de l'aide par Mme Line Lachance qui s'y connaît beaucoup dans ce domaine. Elle a suivi une formation en anglais: DNA Detective, via Internet, et a retrouvé sa propre famille. M. Lucien Provost et elle sont sur la page Carrefour ADN, forment une bonne équipe et donnent à leur tour des formations sur l'ADN. Pour rejoindre Line et Lucien, on se rend sur Facebook et on tape Carrefour ADN. Ensuite, on fait la demande pour devenir membre. Un(e) administrateur(trice) nous accepte et l'accès nous est accordé. Les gens peuvent poser des questions. Il y a aussi un onglet avec toute la formation qu'ils ont donnée et (environ 250 pages) que l’on peut consulter.

Même des personnes dites autrefois « introuvables » ont pu retrouver par le biais de tests d'ADN d'Ancestry. On recommande de prendre celui-ci car il a une banque de données plus importante. Il y a depuis mai 2018, 9 millions de personnes ayant passé le test avec Ancestry et, par conséquent, il y a beaucoup plus de chances d'avoir des matchs.

Concernant les personnes dites « introuvables », les intervenant(e)s des Centres jeunesse doivent travailler avec ce qui est inscrit au dossier. On doit s'ajuster avec ce que la mère et/ou d'autres personnes qui se sont occupées du bébé à la sortie de la crèche, ont donné comme informations. Elles peuvent être erronées, pour fausser la donne. On ne peut pas retrouver si les données d'une personne sont inventées de toutes pièces. Il ne faut donc pas en vouloir aux Centres jeunesse. Il faut plutôt se tourner vers Ancestry pour retrouver ses vraies racines.

Les personnes adoptées recherchent, de prime abord, leur mère parce qu'elle leur a donné la vie et aussi parce que les émotions vécues sont en lien avec leur mère et quant au père, c'est davantage par curiosité. Pourquoi ne pas faire le test pour le père même si la mère est retrouvée? Avec Ancestry, on peut télécharger le test et on peut le placer sur un autre site où l'on trouve des informations médicales reliées à l'ADN du père. On peut faire beaucoup pour faire avancer nos recherches avec Ancestry car on peut retracer autant du côté maternel que du côté paternel et alors, les racines sont complètes et les recherchant(e)s peuvent finalement passer à autre chose.

Les tests d'ADN sont véridiques et pourtant, il y a encore parfois une non collaboration de certaines personnes retracées. Il est très rare, cependant, que les enfants légitimes de la mère fassent obstruction. Ils collaborent et, la plupart du temps, réagissent en disant: « Pourquoi ne pas l'avoir dit avant? Pourquoi avoir gardé le secret? Si on avait su, on aurait cherché et on t'aurait aidée. »

Quand les personnes refusent une rencontre c'est d'abord et avant tout par peur. Elles ont peur de perdre leur place, leur rôle ou de devoir partager l'héritage avec un membre supplémentaire de la famille. Leur peur de perdre l'héritage vient de leur ignorance de la loi qui, en fait, les protège. Les personnes adoptées sont liées avec leur famille adoptive et n'ont pas droit à aucun héritage. De plus, les recherches ne sont pas faites pour des questions d'argent; elles sont importantes pour l'héritage du sang, de l'hérédité, du côté médical et pour les ressemblances, entre autres.

Une autre peur serait de « réveiller » des souvenirs douloureux (honte, culpabilité, déshonneur) chez leur mère. Pourtant, c'est en retrouvant son enfant que la mère pourrait vivre un sentiment de paix intérieure; elle pourrait enfin boucler la boucle et se sentir apaisée. Comme ce serait salutaire!

Quand les enfants veulent mettre des bâtons dans les roues de leur mère, qu'ils refusent un contact, ça vient plutôt confirmer, valider que leur mère avait bien raison de se cacher en restant dans l'ombre, avec les tabous et les préjugés d'autrefois et en gardant le silence. Sous prétexte de la « protéger », ils s'octroient le droit de la maintenir dans sa peine, sa souffrance, sa noirceur, au lieu de la libérer; de cette façon, ils la laissent dans sa « prison ».

Normay raconte ensuite une retrouvaille où elle a accompagné deux soeurs. L'une d'entre elles rencontrait sa mère, pour une première fois, dans un CHSLD. Cette dame, depuis de nombreuses années, ne se séparait jamais d'une poupée qu'elle traînait toujours avec elle. Normay a présenté sa fille qui la recherchait, à cette maman qui souffrait d'Alzheimer, et une connexion s'est établie quand la mère et la fille se sont tenues la main. Une étincelle, une lueur différente a habillé son regard, ce qu'elle n'avait pas à leur entrée dans sa chambre. Étrangement, le lendemain des retrouvailles, son corps a compris, s'est souvenu et elle s'est départie de sa poupée pour laquelle elle avait sans doute fait un transfert avec son bébé-fille. Il y a eu un déclic, une boucle s'était donc bouclée. Elle l'a offerte à sa compagne de chambre et ne l'a jamais reprise. Quand il y a des pertes cognitives, les souvenirs du passé, les chocs émotionnels qui se sont inscrits tout au long de la vie, consciemment ou inconsciemment, sont encore souvent là, bien en place.

Si les enfants disent oui aux retrouvailles pour leur mère, c'est lui offrir le plus beau cadeau de sa vie ainsi qu'à son enfant. Les inquiétudes de toute une vie disparaîtraient et elle aurait la possibilité de vivre un grand bonheur, de vieillir plus sereinement alors, de quel droit, au nom de quoi ces enfants peuvent-ils refuser de l'aider à se libérer pour vivre sa vie au grand jour, dignement?

Merci à Mme Normay St-Pierre, à Mme Lyne Perron et merci à M. Jean-Paul L'Heureux pour la pièce musicale « Venir au monde » interprétée de façon magistrale par Sylvain Lelièvre.
Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

À la semaine prochaine!

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003



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