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Émission "Loin des yeux, Près du coeur" - 6 avril 2018 - Myriam Marianet, France Imprimer cette page

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Émission “Loin des yeux, Près du cœur” du 6 avril 2018 – Myriam Marianet, France

Cette semaine, Normay nous offre une émission teintée de la France. Elle reçoit Myriam Marianet, responsable du site "RetrouvonsNous" situé en France. Myriam nous parle de son association, mais surtout nous lance un avis de recherche pour Karine, adoptée au Québec mais qui réside en France. Karine a trouvé ses parents d'origine et quelques soeurs, mais d'autres sont encore à localiser. Cette collaboration France-Québec pourrait aider, nous en sommes certains.

Bonne écoute et merci de partager.


Pour écouter votre émission :

N’hésitez pas à commenter et à partager!

RÉSUMÉ

Il y a déjà 7 ans, Normay recevait Myriam en entrevue. C'est une belle collaboration France-Québec qui se continue, heureusement, dans le temps. Aujourd'hui, il est question d'une histoire particulière avec de beaux développements mais également avec des problèmes complexes. Myriam lance l'appel pour Karine.

Si Myriam lance l'avis de recherche au lieu de la recherchante elle-même, Karine, c'est que les recherches n'étant pas terminées, vivant une histoire de vie compliquée, remplie d'émotions, elle souhaite donc respecter tous les membres de sa famille de naissance jusqu'au temps où la situation sera complètement dénouée et ce, en toute sérénité. Par la suite, il lui fera plaisir de raconter son histoire à l'émission.

Karine est née à l'Hôpital de la Miséricorde de Montréal (Québec, Canada). En 1996, elle a entamé des recherches généalogiques pour retrouver son histoire et sa famille. Elle a demandé son sommaire d'antécédents sociobiologiques. Karine a donc reçu son dossier complet via son Centre jeunesse du Québec. Pour les enfants adoptés en France, le Québec leur fait un beau cadeau à savoir leurs dossiers sont beaucoup plus étoffés que ceux français. Cette étape lui a permis de retrouver sa mère d'origine qui a accepté de lever le secret. Quelques mois plus tard, sa mère est venue la rencontrer en France avec son conjoint, qui s'est avéré être son père de naissance. Six mois plus tard, c'est Karine qui est venue au Québec, en 2002. Personne n'a alors parlé de fratrie.

Karine savait que son père d'origine, qui avait épousé sa mère, plusieurs années après sa naissance, avait, lui, quatre enfants. Karine devait être fille unique. Celle-ci est allée au Québec et les relations se sont espacées avec sa mère de naissance. Elle a décidé de continuer ses recherches pour sa famille biologique car elle voulait être en contact avec ses demi-frères et ses demi-soeurs. Comme les rencontres avec sa mère se faisaient rares, Karine a donc décidé de se débrouiller seule, par la généalogie.

En rencontrant ses parents de naissance, Karine a découvert que son nom déclaré était effectivement le nom d'un de ses deux parents . Avec ce nom, elle est arrivée aux États-Unis avec une personne qui avait fait toute une généalogie. Celle-ci lui aurait dit: « Tu me parles d'une certaine Patricia. Il y en a une effectivement dans l'arbre généalogique qui correspond au niveau de l'âge et de la région d'origine. Cette Patricia serait au Québec ». Cette détentrice de généalogie a suggéré à Karine de la contacter et qu'elle pourrait faire la mise en relation si cette Patricia était d'accord, chose qui a été faite.

Cette fille lui a appris qu'elle n'avait pas été élevée par sa mère d'origine mais bien plutôt placée en famille d'accueil et au final, a été adoptée par cette même famille. De son côté, elle a dit qu'elle avait retrouvé sa mère d'origine et qu'elle devait aller la voir. En fait, les deux soeurs ont recherché et retrouvé leur mère à peu près à la même période mais la mère n'avait pas parlé de l'une à l'autre. Toutes les deux croyaient qu'elles étaient uniques. Patricia, au Québec, a rencontré sa mère et celle-ci a d'abord nié que Karine et elle étaient soeurs mais, devant la photo qui ne laissait place à aucune hésitation, elle a craqué . Elle a finalement avoué qu'elle avait bien eu deux filles et avait dû les laisser parce qu'à l'époque, elle était célibataire. Ça se passait dans les années '60.

Patricia a dit à sa mère: « Moi, je suis au Québec et Karine, en France, mais peux-tu me dire s'il y a d'autres enfants? » D'un ton très assuré, elle lui aurait répondu: « Ne trouves-tu pas que c'était déjà assez difficile de laisser deux bébés? Non, il n'y en a pas eu d'autres! »

Les choses en sont restées là un certain moment jusqu'au jour où Karine, toujours en contact avec la dame à l'arbre généalogique, se baladant sur des sites québécois, voit une annonce sur le site d'Adoption, Émotions, Retrouvailles (AÉR), d'une certaine Manon (prénom de naissance) qui recherchait sa famille de naissance. Elle porte le même patronyme que Karine et Patricia donc, elle la contacte, les dates correspondaient puisque la date de naissance de Manon était entre celle de Patricia et celle de Karine. Devant pareils résultats, elles se sont donc inquiétées et se sont adressées à Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles pour savoir si elle pouvait les aider à élucider les choses afin d'avoir la certitude qu'il s'agissait bel et bien d'une soeur de naissance. Mme Fortin a fait le nécessaire au Québec et il y a eu confirmation qu'effectivement Manon était bien la soeur de Patricia et de Karine.

Les deux soeurs qui se parlaient ont donc commencé à voir rouge d'autant plus que leurs parents n'étaient pas des gens en détresse intellectuelle. La mère était secrétaire et le père ingénieur en électronique donc, ils avaient quand même une certaine formation. Patricia est alors retournée voir sa mère en lui disant que vraisemblablement, il y avait encore une autre soeur qui frappait à la porte. La mère a encore nié mais avec les documents, les photos, les fiches signalétiques, il n'y avait aucun doute possible avec toutes ces preuves tangibles. Oui, lui a-t-elle dit, c'est bien une naissance qui m'appartient. Maintenant, autant que tu le saches tout de suite, il y en a encore deux autres. Ouf, quelle grosse douche froide!

Karine a recontacté le Centre jeunesse et là, on lui aurait dit qu'on ne pouvait rien faire tant et aussi longtemps que ses parents vivraient. On lui a dit que c'était à sa mère de lever le secret et si jamais il arrivait quelque chose à celle-ci, de les recontacter tout de suite et ils pourraient lui révéler si un de ses frères ou si une de ses soeurs ont fait des démarche et qu'ils n'avaient pas pu leur répondre compte tenu que sa mère refusait de lever le secret.

Pour compléter la fratrie, il pourrait y avoir d'autres patronymes dans les déclarations de naissance et, par conséquent, il ne faudrait pas se fier sur un sexe en particulier car il y avait peut-être des garçons.

On suppose que la mère a beaucoup souffert de laisser ses enfants d'autant plus que quinze ans plus tard, elle a épousé le père des deux aînées, à tout le moins, et pour les autres, on ne sait pas. Elle n'a jamais rompu sa relation avec cet homme, maintenant décédé, qui de son côté, était marié. Elle a toujours été avec lui, en parallèle, et ensuite ils se sont épousés.

Nous sommes ici devant une histoire d'amour difficile où des enfants arrivaient et, malheureusement, la mère étant célibataire ne pouvait pas les garder. On suppose que si le papa n'avait pas été marié, au départ, il y a beaucoup de chance qu'ils auraient vécu ensemble et n'auraient pas « abandonné » leurs enfants.

Anecdote: Quand cet homme marié a décidé de divorcer et d'épouser la mère de Karine, de Patricia et de Manon, il est allé demandé la main de sa femme à son beau père et celui-ci de lui répondre qu'il n'avait pas besoin de son autorisation car il y avait assez de temps qu'il l'avait déjà.

Voilà maintenant les détails des deux avis de recherche avec les fiches de naissance. Il y aurait deux filles connues. La première se nommerait Chantal et serait née le 29 avril 1963 et la deuxième, Guylaine, et serait née le 1er juillet 1966 ou 1967. Tous les enfants seraient nés à l'Hôpital de la Miséricorde de Montréal. Manon et Karine ont ensuite été baptisées et transférées à la Crèche de la Réparation.

La mère de naissance, Murielle, est née en 1941. Elle était secrétaire, de race blanche, originaire du Bas St-Laurent, en milieu urbain. Elle avait les cheveux châtains, les yeux gris-bleus, Canadienne-française et de religion catholique.

Description faite par les Services sociaux:

Elle est une personne émotive, sympathique, souriante, distinguée, dévouée, débrouillarde, sociable, très jolie, très propre, travaillante et s'exprime avec facilité. Elle est la fille d'un charpentier-menuisier, l'aînée d'une fratrie de huit enfants . Le milieu familial semble chaleureux. Il est écrit qu'elle place l'enfant parce qu'elle est dans l'impossibilité d'assumer ses responsabilités et qu'elle veut lui faire bénéficier d'un bon placement et d'un bien-être qu'elle ne peut lui apporter.

Le père de naissance, Guy, est né en 1930. Il pourrait être le père de Chantal ou de Guylaine mais pas nécessairement des deux. Il était ingénieur en électronique, était déjà marié, de race blanche, originaire de la région de l'Outaouais, en milieu urbain. Il avait les cheveux châtains, les yeux brun noisette, Canadien-français, de belle apparence. Il aimait les sports, la musique, la lecture, les voyages, le camping et la natation. Il est décédé d'une thrombose coronarienne et sa mère avait des ennuis cardiaques. Il faisait partie d'une fratrie de treize frères, deux soeurs et il y avait des jumeaux.

Les enfants auraient pu être déclarés sous les patronymes de LIMOGES, DUMAIS et peut-être un troisième qui est indéchiffrable et n'apparaissant que sur un seul document. On ne le mentionne pas pour ne pas brouiller davantage les pistes.

Voici les messages de Karine transmis par Myriam, à sa demande.

- À sa mère de naissance:
Elle voudrait lui demander de lever le secret afin que les personnes retrouvées puissent apparaître dans les généalogies familiales faites et complètes au Canada et qu'elle leur ouvre les portes maternelles car il n'y a que Patricia qui est reconnue.

Elle aimerait renouer le contact avec sa mère alors qu'elle a retrouvé ses deux soeurs. Pour sa mère, en levant le secret, elle pourrait se libérer de ses secrets, de son passé difficile et douloureux et pour Karine aussi. Elles n'ont plus de contacts depuis que les trois soeurs se sont retrouvées parce que leur mère ne veut pas qu'on apprenne qu'elle a eu plus d'une fille.

- À Patricia, l'aînée:
Elle regrette son silence et ne comprend pas pourquoi leur relation est coupée. Elle espère communiquer à nouveau avec elle.

- À Manon:
Elle espère poursuivre les contacts qu'elles entretiennent. Elle la remercie et est très heureuse d'avoir pu lui dévoiler son histoire et lui permettre de connaître sa famille.

Elle craint qu'il n'y en ait plus que deux autres recherchés et espère que tous les renseignements réunis feront en sorte que certain(e)s pourront peut-être trouver éventuellement la clé de leur histoire.

- À ses demi-frères et à ses demi-soeurs du côté paternel, donc des Limoges:
Elle ne les connaît pas et ceux-ci doivent ignorer que leur père avait des enfants d'une deuxième union avant même qu'elle soit officialisée quinze ans plus tard. Elle ne souhaite pas entrer en conflits éventuels de couple et/ou de famille, ni ceux du passé et/ou du présent. Cependant, elle serait très heureuse de les connaître si tel était aussi leur désir.

Elle remercie sincèrement Mme Caroline Fortin du Mouvement Retrouvailles (Québec) ainsi que Mme Lyne Perron avec son site Adoption-Émotions-Retrouvailles (AÉR) (Québec).

Voici donc les messages que Myriam voulait transmettre au nom de Karine.

Si certains enfants du père de Karine ont des informations mais ne souhaitent pas être identifiés par la famille et/ou ne veulent pas se manifester et ne veulent pas de contacts mais s'ils sont consentants à fournir suffisamment de détails pour la reconstitution du puzzle, l'Association dont est responsable Mme Myriam Marianet Ganty, garantit qu'elle ne divulguera aucune coordonnée, ne trahira pas leur identité, ni leur lieu de résidence tant que les deux parties concernées ne sont pas d'accord et pas même à Karine qui a pris l'engagement de respecter cette entente avec l'Association.

Que ce soit en France et/ou au Québec, le respect de la vie privée est et sera assuré et rien ne sera tenté sans l'approbation des gens concernés.

Dans un autre ordre d'idées, Myriam nous mentionne que dans les documents de naissance, il faut porter une attention toute particulière quand c'est écrit: enfant né de parents à l'étranger ou qui sont de l'étranger. Il peut survenir un accouchement lors de vacances à l'étranger mais, dans la majorité des cas, nous avons affaire à des enfants qui ont été transporté à l'étranger et, l'abbé Hurteau, nommé dans les dossiers, indique qu'il a été l'intermédiaire pour emmener ces enfants vers l'adoption en France, principalement.

Cette émission fait un pont entre le Québec et la France et pourrait aider des gens. Bonne écoute et s'il vous plaît, n’hésitez pas à commenter et à partager! MERCI

Vous pouvez rejoindre Mme Myriam Marianet à son adresse e-mail: retrouvonsnous@gmail.com et sur son site Facebook Retrouvons-Nous à l'adresse suivante: https://www.facebook.com/retrouvonsnous/

Vous pouvez rejoindre Mme Caroline Fortin, présidente du Mouvement Retrouvailles à l'adresse suivante: www.mouvement-retrouvailles.qc.ca

Merci à Normay St-Pierre et merci à Myriam Marianet Ganty. Merci à Jean-Paul L'Heureux pour son choix de chanson magnifique « De quelles Amériques » composée par Serge Reggiani et interprétée par Isabelle Boulay.

Merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l’émission.

Il est possible de vous procurer le livre de Normay St-Pierre écrit en collaboration avec Pauline Gill, « Je vous ai tant cherchée » aux Éditions VLB.

Si vous désirez participer à l'émission, écrivez directement à Mme Normay St-Pierre à l'adresse suivante: normay.stpierre@videotron.ca Elle se fera un plaisir de vous contacter et de vous fixer un rendez-vous téléphonique. Vous n’avez donc pas à vous déplacer pour vous présenter en studio. Les enregistrements sont faits le mercredi soir, à 19h00.

À la semaine prochaine!

Marthe Charest

Mère d’origine qui a retrouvé sa fille en 2003


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