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Loin des yeux, Près du coeur - Émission du 17 mars 2016 Imprimer cette page

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Normay St-Pierre reçoit M. Gilles Olivier, né le 7 juillet 1949 à la Miséricorde de Québec, est à la recherche de sa famille biologique.

Écoutez votre émission maintenant :


Un merci spécial à Jean-Paul pour son magnifique choix de chanson, encore une fois. Bravo.

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Votre résumé - Émission Loin des yeux, près du coeur du 17 mars 2016
Invité: M. Gilles Olivier

M. Gilles Olivier est à la recherche de sa famille biologique. Il est né le 7 juillet 1949, à l'Hôpital de la Miséricorde de Québec et transféré ensuite à la Crèche St-Vincent-de-Paul de Québec. Son nom à la naissance était Joseph Léo.
M. Olivier a débuté ses recherches assez tardivement, il y a deux ans, à l'âge de 64 ans. Il a reçu ses antécédents sociobiologiques du Centre jeunesse de Québec.

Il a été adopté à l'âge de 9 mois. Sa mère d'origine était âgée de 23 ans, à sa naissance, et était originaire du Nouveau-Brunswick. Dans son profil, on mentionne qu'elle est bonne, douce et patiente. C'est réconfortant de savoir qu'au cours de son séjour, ils ont pu remarquer ces traits de caractère. M. Olivier doit bien avoir hérité d'au moins une de ces qualités!
Sa mère a dû quitter le Nouveau-Brunswick pour aller accoucher à Québec, ce qui fut sans doute bien difficile. C'était le lot des filles-mères de l'époque. Elles devaient s'exiler de leur village, de leur petit patelin pour aller donner naissance à leur bébé, dans la « grande ville » , Montréal et Québec souvent, plus particulièrement. Avoir un enfant illégitime était une tare, une honte. Les parents, la famille, la paroisse, l'Église, la population en général, rejetaient les filles-mères qui portaient en elles l'« enfant du péché » car né hors des liens sacrés du mariage.

Elles étaient jeunes, se sentaient seules et loin pour faire face à cette période difficile où elles allaient vers l'inconnu. Elles devaient prétexter un travail ou des études « en ville » pour quitter la famille mais les gens n'étaient pas dupes... Son père d'origine avait 25 ans, à sa naissance, mais il n'y avait pas plus d'informations au dossier.

M. Olivier a ensuite parlé de l'excellent documentaire Le berceau des anges diffusé à la télé, à Série+, l'an dernier. Ça le touchait d'autant plus que d'habitude parce qu'il avait reçu une nouvelle de son Centre jeunesse pour le moins inattendue à savoir qu'il avait un frère jumeau mais décédé quatre jours après leur naissance.

Entreprendre des recherches à 64 ans (66 aujourd'hui), fait en sorte qu'il puisse s'imaginer que ses parents biologiques pourraient être décédés. Il en serait attristé, bien sûr, mais il serait moins déstabilisé que la nouvelle du Centre jeunesse qu'on lui a annoncée à savoir l'existence d'un frère jumeau décédé 4 jours après leur naissance. Il en a été terrassé mais il a été très heureux cependant de connaître ce détail important.
Il a beaucoup apprécié la délicatesse avec laquelle sa travailleuse sociale lui a présenté ce fait. Elle a pris le temps de lui téléphoner et de le « préparer psychologiquement » à l'annonce du décès de son jumeau au lieu de recevoir une lettre, « froide » , impersonnelle, dans laquelle il aurait appris son existence.

Il a vécu et vit encore beaucoup d'émotions en rapport avec cette nouvelle car les jumeaux sont des êtres qui sont très proches et ils l'ont été pendant 9 mois, vivant en symbiose... Il vit un deuil à retardement, en pensant à lui à tous les jours, depuis cette annonce. Il y a souvent le sentiment d'être un « imposteur » parce qu'il a été le jumeau survivant des deux.

M. Olivier a su où son frère avait été enterré soit au Cimetière Bellemont, à Québec, soit aujourd'hui dans l'arrondissement de Ste-Foy.
Depuis un 1 1/2 an qu'il sait, à 4 reprises, il s'est rendu au cimetière en question pour s'y recueillir mais l'endroit de la sépulture de son frère n'était pas bien défini, officiel. Il aurait donc parlé à un fossoyeur qui lui aurait dit qu'un enfant de la crèche, né en 1949, pouvait se retrouver à 3 ou 4 endroits différents.

Au secrétariat du cimetière, en parlant à une préposée, elle lui aurait dit en allant chercher un vieux livre tout poussiéreux, que son frère ne serait pas aux endroits énumérés. Il serait plutôt sur un terrain vague, non identifié et sans pierre tombale, une fosse commune. En faisant des recherches pour son frère, il a retrouvé une tante religieuse du Très Saint-Sacrement de Chicoutimi, qui aurait été exhumée, comme d'autres religieuses de sa communauté, pour se retrouver dans ce cimetière à Ste-Foy.

Les parents adoptifs de M. Olivier ne lui avaient pas parlé de son statut d'adopté. Il l'a su à l'âge de 5-6 ans. Il était pensionnaire à St-Gédéon, comté de Frontenac. Un autre enfant pensionnaire au même endroit que lui, enviait le fait qu'il soit gâté et que ses parents lui rendaient visite fréquemment. Alors qu'ils ont eu un différend, il lui aurait lancé : « Tes parents ne sont pas tes vrais parents! » Il avait sans doute entendu une conversation entre ses parents et probablement une religieuse pour qu'il puisse répéter de tels propos plutôt déstabilisants pour lui, le principal concerné qui l'ignorait.

M. Olivier n'avait pas fait de démarches de recherches auparavant, du vivant de son père adoptif (décédé en 2001). Entre temps, il s'est marié et il a adopté légalement la fille de son épouse, alors âgée de 3 ans et portant le nom de Marie-Christine.

Il trouvait inconcevable, voire un non sens, de faire des recherches lui-même alors qu'il n'avait pas encore annoncé à sa fille qu'il l'avait adoptée. Il le lui a donc appris, elle a bien réagi et a bien accepté qu'il ne soit pas son père biologique et alors, dès le lendemain, il s'est rendu au Centre jeunesse et a aussi communiqué avec le Mouvement Retrouvailles. Il pouvait maintenant enclencher le processus.

Sa mère d'origine aurait 89 ans et son père 91 ans. Il est donc encore possible qu'ils soient vivants ou que quelqu'un(e), à quelque part soit au courant de son histoire et/ou de celle de sa mère.
Il a fait un rappel au Centre jeunesse du Nouveau-Brunswick, à l'automne dernier, et il attend une réponse. S'il décédait, ses enfants Marie-Christine et Jean-Sébastien pourraient poursuivre les recherches de leur père, ayant été informé de ce fait.

Merci à Normay, merci à M. Olivier et bon succès dans ses démarches en souhaitant qu'elles portent fruit, merci à Jean-Paul, pour le choix judicieux de la chanson si touchante Mon frère (Maxime Le Forestier) et merci au Mouvement Retrouvailles pour la commandite de l'émission.

À la semaine prochaine!
Marthe Charest

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